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Lise Payette présente ses excuses concernant l'«affaire Jutra»

Logan Cartier
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Affirmant avoir vécu «une semaine particulièrement difficile», Lise Payette s'est excusée pour sa chronique publiée le 19 février dans Le Devoir, dans laquelle plusieurs lecteurs ont estimé qu'elle confondait homosexualité et pédophilie.

«Si j'ai blessé des lecteurs ou lectrices en l'écrivant, j'en suis vraiment désolée», a écrit Lise Payette dans le même quotidien. Elle a ajouté: «jamais je n'ai fait d'amalgame entre l'homosexualité et la pédophilie, car je sais parfaitement bien que ce sont deux choses très différentes». Puis, elle nuance: «j'avoue aussi que j'aimerai toujours le Claude Jutra que j'ai connu quand nous étions jeunes. Celui dont on parle depuis une semaine, je ne le connais pas».

L'ancienne ministre et animatrice de renom s'était portée à la défense de son ami Claude Jutra, dont la mémoire est entachée par des allégations de pédophilie à la suite de la parution d'une biographie signée Yves Lever. Peinée et cherchant des réponses, elle dit qu'elle voulait, dans son papier précédent, «qu'on se donne le temps de réfléchir collectivement avant d'agir» au sujet de Claude Jutra.

Mme Payette soutient qu'au moment de livrer sa chronique, plusieurs éléments, qui ont émergé de cette tempête médiatique, n'étaient pas connus.

«J'ai de la peine encore aujourd'hui pour la mémoire de Claude Jutra et j'ai une infinie compassion pour ses victimes, que je ne connaissais pas le mercredi avant la tempête», a avancé la chroniqueuse, en disant qu'elle n'«apprécie pas la vindicte populaire».

«La pédophilie me répugne au plus haut point, car c'est un crime contre des êtres sans défense, et j'ai une immense compassion pour les victimes, garçons ou filles», écrit-elle.

Certaines attaques à son endroit à la suite de sa chronique laissaient entendre qu'elle n'était plus elle-même. Lise Payette s'en défend: «Je tiens surtout à vous rassurer à mon sujet. Je ne suis pas sénile, contrairement à ce que certains ont essayé de laisser croire depuis quelques jours. J'ai toujours toute ma tête et elle continue à bien me servir. Je suis privilégiée, c'est évident.»