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La liaison particulière de Marlon Brando et James Dean décodée dans une biographie

Yanick Limoges
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La sortie de la biographie de James Dean, Tomorrow never comes, signée Darwin Porter et Danforth Prince, va sans doute faire l'effet d'une bombe !

Dans son livre, consacré à la vedette de La fureur de vivre, le spécialiste du cinéma Jean-Philippe Guérand explique : « C'est assez connu. il le harcelait jour et nuit de ses appels, essayait de le croiser dans des cocktails et des événements mondains, frisait le mimétisme pour des raisons liées à la fois à sa personnalité emblématique de vedette issue de l'Actor's Studio et à son ambiguïté sexuelle ». Cette relation a toujours été niée par Marlon Brando, notamment dans son autobiographie Songs my mother taught me. Aujourd'hui, des écrivains vont plus loin dans cette histoire. Darwin Porter et Danforth Prince, auteurs de James Dean : Tomorrow never comes, qui sortira en avril, aux États-Unis, révèlent les dessous de la relation entretenue par les deux acteurs.

La vie privée de James Dean était cachée du grand public jusqu'à sa mort. C'est lorsqu'il décède que l'on apprend la vérité sur sa vie sexuelle. Il avait une relation amoureuse avec un homme depuis cinq ans. Beaucoup moins tumultueux que Marlon Brando, dont les magazines révélaient au grand jour les nombreuses histoires d'amour et conquêtes aussi bien féminines que masculines Ils se seraient rencontrés en 1949, alors que James Dean n'était qu'un étudiant en cinéma. Il se serait approché de Marlon Brando après une conférence donnée dans son école. Il lui aurait fait savoir qu'il était « son plus grand fan » et l'acteur lui aurait répondu par un baiser. À défaut de ressembler à une histoire d'amour, leur relation s'apparenterait plutôt à une tradition érotique sadomasochiste. C'est en recueillant les témoignages des journalistes people ayant connu James Dean et celui de Rogers Brackett, l'agent de James Dean, que les auteurs Darwin Porter et Danforth Prince découvrent les détails sur cette relation.

D'après leurs confessions, Marlon Brando se comportait comme le « maitre ». Il prenait un malin plaisir à faire souffrir, physiquement et mentalement James Dean. Ce dernier, complètement sous l'emprise de la vedette, lui demandait d'éteindre ses cigarettes sur son corps et acceptait de regarder son compagnon faire l'amour à d'autres hommes. Selon Jean-Philippe Guérand, James Dean a souvent été décrit lui-même comme masochiste « le fait d'être dominé n'était pas pour lui déplaire. Kenneth Anger affirme même dans son livre Hollywood Babylon un fait invérifiable selon lequel Dean était surnommé " le cendrier humain ", parce qu'il aimait qu'on écrase des cigarettes sur son torse ». Si James avait des sentiments amoureux, ce n'était pas le cas de Marlon Brando, « cette passion était vraiment à sens unique et n'a jamais dépassé le stade des intentions », ajoute-t-il. Entièrement soumis à son partenaire, le jeune homme aurait refusé plusieurs fois l'aide de son agent pour s'en défaire.

Pour protéger les acteurs de l'époque, les studios fournissaient des informations exclusives aux médias. « C'est quand Rock Hudson a avoué être atteint du sida qu'on a découvert qu'il était homosexuel », précise Jean-Philippe Guérand. Pour d'autres vedettes, on n'a connu leurs relations sexuelles qu'après leur mort, comme James Dean et Cary Grant. On a appris après le décès de ce dernier, qu'il avait vécu en concubinage avec l'acteur Randolph Scott. Désormais de nombreuses photos d'eux deux circulent sur Internet dans des situations visiblement intimes. 

 

 

SOURCE : LE FIGARO