Contre les agressions homophobes

Un kiss-in réussi

Denis-Daniel Boullé
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Photo prise par © Serge Blais
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Environ cinq cent personnes ont répondu à l'invitation du Conseil québécois LGBT et de Gai-Écoute de tenir un Kiss-In Place Valois dans Hochelaga-Maisonneuve le 9 mai. Un rassemblement pour témoigner la solidarité de la communauté LGBT, avec Simon et Sébastien, le couple gai qui a été agressé à la sortie d'un bar  du quartier Hochelaga-Maisonneuve le 30 avril dernier. Et pour rappeler l'importance de continuer la lutte contre l'homophobie. 

Nombreux se sont déplacés dans une ambiance bon enfant pour démontrer par un Kiss-in que l'amour est  plus fort que la haine. Outre Sébastien et Simon présents sur la scène, la Directrice générale du Conseil québécois LGBT (CQ-LGBT), Marie-Pier Boisvert, et le Directeur général de Gai Écoute, Pascal Vaillancourt, ont rappelé que de tels gestes étaient inacceptables dans une société de droit comme le Québec, et qu'il était toujours d'actualité de lutter contre l'homophobie. À leur côté, la députée provinciale de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, et la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, Mme Carole Poirier, ont apporté par leur présence le soutien dans cette lutte qui ne doit pas cesser. Simon et Sébastien ont tenu à remercier les participants, étonnés de cet élan de solidarité, et un peu gêné d'avoir à prendre la parole en public. Simon a associé lors de son court discours, la nécessité de contrer non seulement l'homophobie, mais d'inclure la lesbophobie, la transphobie, et la queerphobie, ce qui a soulevé une vague d'approbation dans la foule.


PHOTOS : Serge Blais

De nombreux médias étaient présents, dont les principales grandes chaînes de télévision francophones et anglophones ainsi que de nombreux journalistes de la presse écrite. À noter, des passants sur la rue témoignaient par leurs commentaires de leur incompréhension face à ce type de violence. Preuve que depuis longtemps la société québécoise est ouverte aux minorités sexuelles. 

La ville de Montréal tenait au même moment une réunion de tous les maires d'arrondissements, ce qui explique qu'aucun n'était présent sur place. Certains participants à ce Kiss-in ont toutefois regretté qu'il n'y ait aucun représentant municipal présent autre que des maires, comme ils ont aussi souligné l'absence de députés fédéraux, sachant que l'homophobie est la préoccupation de tous. Pour le CQ-LGBT et Gai Écoute, l'événement représente un grand succès et témoigne de l'implication et de la solidarité de nos communautés qui s'opposent à toute forme de violence homophobe.


PHOTOS : Serge Blais

Si les cas d'agressions homophobes aussi violentes et entraînant des blessures sont rares au Québec, elles témoignent que pour des groupes de la population, très minoritaires et isolés, la diversité sexuelle pose problème. Les actes qu'ils posent ne sont pas acceptables ni excusables.