Égalité

La période d'exclusion pour les dons de sang d’homosexuels actifs est réduite de 5 à 1 an

Yves Lafontaine
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Le Canada a donné lundi son feu vert à la société canadienne du sang et Héma-Québec pour faire passer de cinq à un an la période d'exclusion pour les hommes homosexuels désireux de faire des dons de sang. Le gouvernement si dit conscient qu’il faudra faire plus dans une avenir plus ou moins rapproché.

Cette mesure signifie qu'un homme n'ayant eu aucune relation sexuelle avec d'autres hommes pendant un an, pourra désormais donner son sang.

La ministère de la Santé a annoncé avoir accordé cette autorisation aux fournisseurs de sang du Canada, soit la société canadienne du sang et Héma-Québec. La mesure doit entrer en vigueur en août.

La période d'exclusion était de cinq ans depuis 2013 et auparavant les hommes homosexuels ne pouvaient donner leur sang. Le passage à cinq ans «n'avait pas donné lieu à une augmentation des dons de sang contaminé par le VIH», souligne Santé Canada.

Le Canada rejoint ainsi les rangs d'autres pays qui ont instauré une période d'exclusion d'un an pour les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, dont les États-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Angleterre, l'Écosse et la France.

La ministre de la Santé Jane Philpott a reconnu que cette réduction ne constituait pas un «changement radical» et ne modifierait pas la situation de nombreux hommes empêchés de faire des dons de sang. Elle estime qu'il s'agit d'un «pas dans la bonne direction», mais qu'il reste encore du travail à faire.

Le gouvernement va consacrer 3 millions de dollars pour financer les recherches afin de déterminer s’il est possible sans augmenter le risque de réduire la période d’exclusion à 3 mois.