Durban 2016 - Conférence internationale sur le sida

Des représentants de Grindr et Hornet rencontrent la prévention du VIH

Collaboration Spéciale
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Une session sur le rôle des applications de rencontres gaies s'est tenue à la Conférence internationale sur le sida à Durban. Deux responsables des plus connues, Grindr et Hornet, étaient présents. 

Sous le patronage de Karl Dehne, représentant de l’ONUSIDA, et en présence de Geng Le, propriétaire de l’application gaie en Chine, Danlan.

Ils sont revenus sur la place de la prévention du VIH et des IST sur leurs applications et l’enjeu de rendre visible l’information sur la santé sexuelle. Les nouvelles technologies sont un nouveau moyen de répandre l’information et d’atteindre des personnes qui ne peuvent pas toujours être visibles dans leur pays. Et leur impact en termes de prise de risques chez les hommes gais et bisexuels.

Le chercheur Joshua Rosenberger a rappelé que les études ayant évalué l’impact de ces applis montrent qu’elles jouent un rôle sur le nombre de partenaires ou les rapports non protégés par un préservatif.

Jack Harrison-Quintana de Grindr a assuré l’assistance qu’«on travaille à adapter l’application pour mieux diffuser et promouvoir les outils de réductions des risques sexuels».

L’appli Hornet propose, elle, à ses six millions d’utilisateurs des pop-up et questionnaires réguliers sur la santé sexuelle. Mais cela se cantonne à des publicités commanditées, qui rapportent donc de l’argent aux deux entreprises. Contrairement aux campagnes des organisations non gouvernementales, qui sont freinées dans leur travail de prévention 2.0.

Des activistes français ont rappelé à Jack Harrison-Quintana que Grindr supprimait en France les profils de prévention créés par les ONG pour parler de dépistage ou de PrEP. En réponse, ce dernier a invoqué l’incompatibilité des profils uniques pour ce type d’action. Mais il n’a pas fermé la porte à une évolution. Le président d’AIDES, Aurélien Beaucamp, a tenu à préciser que : « faire de la prévention sur les applis ne coûte que des données. Laissez-nous construire et communiquer nos propres messages de prévention gratuitement ».

L’histoire n’est visiblement pas close et une certaine ouverture au changement semble possible…

Source : Séronet