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Dolce vita

Benoit Migneault
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Dolce vita

Maximilien termine ses études à Paris où il alterne allègrement son cœur entre les conquêtes féminines, qui sont légion, et celle de différents autres paradis artificiels : alcool et drogues variées. Il plonge cependant, assez rapidement, dans un ennui relativement morne à l’endroit de toutes ces différentes aventures, qu’elles soient amoureuses, éthyliques ou toxicomaniaques.

Dolce vitaAu hasard de son bac, il fait la rencontre d’Adrien, professeur remplaçant à l’âme sensible qui, pour un motif qui lui échappe, le fascine et le tourmente à la fois, éveillant progressivement en lui des doutes quant à l’immutabilité de son amour des femmes. À moins que cette fascination ne soit que l’attrait de la nouveauté ? 
 
Après quelques valses hésitations, il plonge éventuellement dans de nouveaux plaisirs : celui du corps masculin, celui d’Adrien. Au départ, il ne s’agit que d’une simple expérience, mais si c’était bien plus qu’un simple appel du corps ?
 
En effet, Maximilien se surprend à attendre. À son grand désarroi, il se retrouve dans la position non pas de celui qui conquiert, mais bien plutôt de celui qui est conquis. Rien ne l’assure cependant qu’Adrien soit, de son côté, ouvert à plus qu’une aventure puisque le cœur de celui-ci est en loque, des suites d’une rupture récente. Reste-t-il même une place en lui prête à accueillir Maximilien ou tout l’espace disponible est-il déjà occupé par 
cet ex ?
 
Premier roman de Juan Joseph Ollu, né à Montréal, mais dont le parcours est partagé entre la France et le Québec, qui explore avec une grande minutie les dédales de deux pôles opposés et attenants : le désir et la rupture. 
 
Dolce vita / Juan Joseph Ollu. Montréal : Annika Parance Éditeur, 216. 441 p.