États-Unis

Le maire ouvertement gai de Seattle se défend d'accusations d'agression sexuelle sur mineur

L'agence AFP
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Le maire de Seattle Ed Murray fait l'objet d'une plainte pour agression sexuelle et prostitution de mineur pour des faits remontant à 30 ans, des accusations qu'il a récusées vendredi dernier lors d'une conférence de presse.

Une plainte déposée jeudi dernier dans le comté de King près de Seattle au nom d'un homme né en 1971, identifié sous ses seules initiales D.H., affirme que le maire, âgé de 61 ans, a eu des relations sexuelles tarifées avec un adolescent drogué et sans abris, âgé de 15 ans à l'époque, en 1986 et 1987.

Ed Murray (photo) avait alors « environ 32 ans », avait rencontré D.H. dans un bus et se serait lié d'amitié avec lui. Ed Murray aurait ensuite « proposé à D.H. des relations sexuelles contre de l'argent », selon l’accusation, qui détaille, en outre, les préférences sexuelles présumées du maire.

Lors d'une brève allocution devant des journalistes retransmise par les télévisions locales, Ed Murray, un démocrate très progressiste et ouvertement homosexuel, a déclaré que ces accusations étaient « tout simplement fausses » et « douloureuses pour moi, mon mari » et leurs proches. « D'après ce que je comprends (le plaignant) a des problèmes » mentaux, a ajouté le maire de cette grande ville du nord-ouest des États-Unis, actuellement en campagne pour sa réélection.

« Les choses ne sont jamais venues à moi facilement dans la vie, mais je n'ai jamais reculé et je ne le ferai pas. Je continuerai à diriger cette ville et à faire campagne pour ma réélection », a-t-il conclu.

Un autre homme, Jeffrey Simpson, 49 ans, résidant de Portland dans l'État voisin d'Oregon, avait aussi accusé par le passé le maire de l'avoir agressé sexuellement lorsqu'il était mineur. Il s'est notamment exprimé sur la chaîne locale King 5 sans dévoiler toutefois son visage.  L'avocat d'Ed Murray, Robert Sulkin, a déclaré aux journalistes locaux que son client n'avait « jamais eu de conduite inappropriée avec un mineur » et que « ce n'est pas un hasard que ces allégations surviennent au milieu d'une campagne municipale ».

Un précédent accusateur a fait l'objet d'enquête des forces de l'ordre et de la presse et avait été jugé non crédible et leurs allégations sans mérite. «Ce n'est pas différent cette fois-ci », a ajouté Robert Sulkin.