Santé

Un jeune bisexuel ou gai sur quatre n'a jamais été dépisté pour le VIH !

Yannick LeClerc
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Selon une étude américaine révélée le 7 septembre dernier, plus d’un homme bisexuel ou gai sur quatre n’a jamais été dépisté pour le VIH aux États-Unis. Un constat qui inquiète les scientifiques.

Les chiffres sont alarmants. Une étude parue dans la revue PLOS ONE et menée par le professeur Phillip Hammack s’est intéressée au dépistage du VIH et à l’utilisation de la PrEP en interrogeant 470 hommes gais et bisexuels entre 18 et 59 ans. 

Selon les résultats, rendus publics le 7 septembre dernier, une majorité des hommes interrogés ne sont pas testés annuellement, comme le recommande le Center for Disease Control and Prevention (CDC). Pire : 25 % des jeunes répondants (18-25 ans) n’ont jamais été dépistés pour le VIH. Au-dessus de 25 ans, c’est près d’un homme sur dix qui n’a jamais été testé. 

Toujours selon l’étude, 4 % des interrogés utilisent la PrEP bien que 68 % en aient une bonne opinion. «Ce taux extrêmement bas, bien qu’il ne soit pas surprenant étant donné les difficultés d’accès au traitement dans certaines zones des États-Unis, est décevant», regrette le professeur Phillip Hammack. 

Les résultats de l’enquête montrent en effet que les hommes bisexuels et non urbains connaissent beaucoup moins bien la PrEP que les hommes homosexuels vivant dans des grandes villes. 

« Je me soucie plus particulièrement des plus jeunes qui n’ont pas grandi avec les mêmes préoccupations autour du VIH que les générations précédentes, abonde Phillip Hammack. Le faible taux de dépistage reflète probablement un niveau de complaisance et d’amnésie culturelle vis à vis du Sida ». 

Un des co-auteurs de l’étude, Ilan H. Meyer, ajoute :

« Nos résultats suggèrent que les efforts d’éducation sur la santé n’atteignent pas suffisamment des groupes d’hommes à haut risque d’infection par le VIH. Il est alarmant de constater que ces populations ne sont pas testées ou ne tirent pas parti des progrès du traitement pour prévenir la propagation du VIH ».

L’étude a été menée aux États-Unis entre mars 2016 et mars 2017 sur 470 hommes gais et bisexuels âgés de 18 à 59 ans.


Sources : PinkNews et Têtu