Place au Village

Aires libres 2018, une saison exceptionnelle!

André-Constantin Passiour
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bilan

Déjà, la 13e piétonisation de la rue Sainte-Catherine Est, dans le Village et la 11e édition sous l’appellation «Aires Libres», se termine tranquillement. Tranquillement? Oui, parce que la piétonisation est prolongée jusqu’à l’Action de grâce, le 8 octobre, en raison du Carnaval des couleurs. Mais quel bilan peut-on tirer de cette saison? Le Village a connu un été identique sinon meilleur que celui de l’an dernier alors que c’était le 375e anniversaire de Montréal.

Déjà, la 13e piétonisation de la rue Sainte-Catherine Est, dans le Village et la 11e édition sous l’appellation «Aires Libres», se termine tranquillement. Tranquillement? Oui, parce que la piétonisation est prolongée jusqu’à l’Action de grâce, le 8 octobre, en raison du Carnaval des couleurs. Mais quel bilan peut-on tirer de cette saison? Le Village a connu un été identique sinon meilleur que celui de l’an dernier alors que c’était le 375e anniversaire de Montréal.
 
«Il a fait beau et on a bénéficié d’un été exceptionnel, mais c’est Mère Nature qui nous a choyé. On a bénéficié de la chaleur, d’un temps magnifique et d’une affluence touristique exceptionnelle. C’est une année remarquable», de dire Denis Brossard, le président du conseil d’administration de la Société de développement commercial (SDC) du Village.
 
«Le climat social paisible et sécuritaire joue aussi en faveur de Montréal et attire des touristes, poursuit Denis Brossard. La piétonisation a fait sa marque au fil des ans et ramène maintenant beaucoup de gens dans le Village. La Galerie Blanc a été un franc succès, les gens s’y promènent, regardent les œuvres, prennent des photos... En ce qui me concerne, c’est un très, très beau succès.» 
 
On notera cette année l’importante collaboration de Dominique Pétrin qui œuvre avec le médium papier et qui s’est inspirée des fresques de Pompéi. Il y a aussi Sonny Assu, un artiste faisant partie de la Biennale d’art contemporain autochtone (originaire de la Colombie-Britannique), ainsi que James Kerr, que l’on retrouve aussi sur Sainte-Catherine, et dont les œuvres sont inspirées de la peinture classique, une collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal. Il y a la statue de Victor Ochoa conçue originel-lement pour «Elektra» de Richard Strauss présentée en 2015 à l’Opéra de Montréal. 
 
«Les gens apprécient l’art, ils respectent le lieu aussi. Cette année, on a rajouté des plantations du côté de la rue Wolfe, les gens aiment ça, encore là, ils prennent des photos, ce qui est bon signe. On a réussi à tourner à notre avantage la réalité de la situation internationale dans laquelle nous vivons en ce que les blocs de ciment ont été peinturés aux couleurs du drapeau arc-en-ciel, à l’angle de Papi-neau. Là encore, les visiteurs s’arrêtent prennent des selfies avec les blocs, c’est tout de même quelque chose que de transformer des blocs de ciment pour la sécurité des piétons en objets qui attirent l’intérêt, comme ici», rajoute M. Brossard.
 
L’après «18 teintes de Gay» de Claude Cormier
Comme vous l’avez sûrement appris, 2019 sera la dernière année de la fameuse «cano-pée» des boules multicolores de l’équipe des architectes paysagistes Claude Cormier 
et Yanick Roberge. Après les célébrissimes «Boules roses», on avait eu droit à une évolution de ce concept, il y a deux ans maintenant, pour des teintes inspirées des couleurs de la bannière arc-en-ciel. 
En 2020, il y aura donc une nouvelle installation qui 
surplombera la rue Sainte-Catherine.
 
On est donc en mode proactif à la SDC du Village. Dès la dernière réunion du conseil d’administration (CA), tenue en début de septembre, les membres ont mandaté une firme qui fera le suivi du nouveau projet de A à Z et ce, y compris sa mise en place. Cette firme formera sous peu un «comité aviseur» qui «sera chargé de sélectionner des groupes de design urbain ou architecturaux ayant pour 
objectif de présenter des soumissions pour 2020», 
précise Denis Brossard. Ça, c’est la première étape.
 
D’ici les Fêtes, les gens seront choisis en vue de présenter leurs projets 2D au printemps 2019. Deuxième étape, au printemps, nous sélectionnerons 3 équipes. Durant l’été prochain, on invi-tera les candidats sélectionnés à venir sur le site et présenter un projet 3D pour la fin août. «Notre but est que, à pareille date l’an prochain, le projet ait été choisi. Automne 2019 et hiver 2020, on procèdera à la fabrication de l’ins-tallation, etc.», souligne M. Brossard.
 
Évidemment, comme on s’en doute, il y a un cahier des charges imposant et le groupe choisi pour le projet devra 
 
respecter de multiples critères, dont ceux d’utiliser les équipements actuels. «Il faut sélectionner le meilleur projet et ce, qu’il vienne du Québec, du Canada ou de l’international. On en est rendu là de toute façon avec la renommée des boules de Cormier ou d’Aires Libres», poursuit Denis Brossard. «Le contrat qui sera établi sera d’une durée fixe, le projet pourra se développer sur plusieurs années, ajoute M. Brossard. Nous voulons nous assurer que, si on fait des investissements substantiels sur une telle œuvre, que celle-ci ne dure pas qu’un an ou deux.»
 
Côté financement, la firme engagée aura pour préoccupation, également, 
de faire une partie des démarches alors que la SDC du Village sera chargée de faire d’autres approches des partenai-res, que ce soit du privé ou du public, comme l’arrondissement de Ville-Marie, par exemple. «Le programme est que, au printemps prochain, on commence à cogner aux portes pour vendre le projet afin qu’on puisse financer sa mise en œuvre le plus rapidement possible», croit Denis Brossard.
 
Le Carnaval des couleurs
Enfin, comme vous l’avez peut-être déjà appris, la piétonisation d’Aires Libres sera prolongée jusqu’au 8 octobre pro-chain afin de permettre la tenue, sur la rue Sainte-Catherine, du Carnaval des couleurs. Une extension de deux semai-nes entérinée par le conseil d’arron-dissement de Ville-Marie. Cette nouvelle manifestation culturelle, organisée par la Fondation BBCM, se déroulera du 5 au 8 octobre. 
 
«Nous voyons d’un bon œil tous les évé-nements qui font en sorte à ce qu’il puisse y avoir des activités dans le Village. Le Carnaval des couleurs est une bonne chose, c’est la première fois qu’on organise un tel événement, mais nous avons confiance que cela se déroulera bien puisqu’il a été mis sur pied par Robert Vézina qui a créé plusieurs événements autant pour la communauté que pour la métropole. C’est un genre de test. Ultimement, c’est Mère Nature qui décidera si la piétonisation en vaut la peine jusqu’à cette date-là», commente Denis Brossard.