Jusqu’au 30 décembre Salut 2018 ! Cabaret politique et bouffonneries

Finir l’année dans le rire

Denis-Daniel Boullé
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Guillaume Boris
Photo prise par © David Cannon

Depuis 12 ans, Salut 2018! Cabaret politique et bouffonneries  présente une revue de l’année autour de faits marquants et bien évidemment sur le mode humoristique. 2018 n’y échappe pas. Du monde politique d’ici et d’ailleurs sans oublier le monde artistique. À partir de textes rédigés par l’humoriste Philippe Lemieux et mis en scène par Hugo Turgeon, sept comédien.nes ont le défi d’interpréter des personnages connus et moins en toute insolence et irrévérence. Un spectacle qui décoiffe et qui se veut totalement impolitiquement correct. 

Bien sûr, parmi les grands de ce monde, il y a des incontournables comme Trump ou le président nord-coréen Kim Jong-un, mais des personnalités locales comme Céline Dion, Hubert Lenoir ou encore Sylvain Cossette dans la peau desquels le jeune comédien, Guillaume Borys, se glissera. Enthou-siasmé par l’aventure, il fera ainsi ses premiers pas dans l’humour. 
 
Lsalut 2018ors de son passage chez Fugues, Guillaume Borys ne cache nullement la passion pour le métier qu’il a choisi alors qu’il n’avait que 10 ans. «Je suis né et j’ai grandi à Rosemère, et dès l’âge de 10 ans je savais ce que je voulais faire et j’ai commencé à prendre des cours à l’École de théâtre du Vieux Saint-Eustache», raconte Guillaume.  Et tout au long de sa scolarité, il continuera à suivre une formation de comédien jusqu’à son entrée au Cégep Lionel-Groulx en théâtre. Convaincu qu’en restant positif, on pouvait faire sa place dans le monde du spectacle, il commence par des petits rôles à la télé comme dans 30 vies de Fabienne Larouche et sur scène. Mais aussi sur scène. Il est de la distribution de Demain matin, Montréal m’attend, présenté l’année dernière au TNM et de celle de la comédie-musicale, Mary Poppins dans le cadre du Festival Juste pour Rire. «Je jouais un petit rôle dans Mary Poppins, mais j’étais la doublure du personnage du personnage Bert, le ramoneur, et j’ai eu l’occasion plusieurs fois de l’interpréter», se rappelle Guillaume.
 
Qui dit comédie-musicale dit savoir chanter et danser. S’il ne se considère pas comme un spécialiste de ces deux disciplines, Guillaume Borys a aussi suivi des cours pour bien performer en danse et en chant si on lui demande. L’expérience avec la revue de l’année l’enchante. «Je suis totalement excité par cette aventure, d’une part parce que les textes sont vraiment drôle, et que nous formons avec le metteur en scène une superbe équipe. On s’entend bien, j’ai beaucoup de fun à interpréter des personnages totalement différents, raconte le comédien, et je pense que le public va avoir autant de plaisir que nous sur scènes». Bien sûr, le stress ne quitte pas le jeune homme, mais c’est aussi le moteur qui le fait se dépasser. «Tourner dans une télésérie par exemple, ça ne s’apprend pas à l’école, les quelques cours pour savoir comment être devant une caméra ne sont pas suffisants. Tout va vite dans le tournage d’une télésérie, il faut réagir rapidement, on n’a pas le temps pour multiplier les mêmes prises, continue Guillaume, mais j’aime l’ambiance, tout comme j’aime l’ambiance des répétitions pour des spectacles sur scène. Et surtout j’aime découvrir d’autres facettes de mon métier de comédien».
 
Il se frottera dès la novembre à la parodie, ajoutant une nouvelle corde à son arc, avec cette revue de l’année impertinente. On peut aussi le retrouver dans Clash, la série diffusée sur Vrak TV, dont la seconde saison sera présentée dès janvier prochain. 
 
Guillaume Borys est ouvertement gai, ce qui ne l’a pas empêché de jouer une divesrité de personnages. D’ailleurs, à part dans Demain matin, Montréal m’attend, il n’a interprété que des rôles d’hétéro. «Dans la série Clash, je joue un p’tit gars hétéro. Mais, je me suis posé la question. Est-ce que le fait d’être gai me cantonnerait à jouer les gais, ce que je ne souhaite pas. J’ai envie de pouvoir m ’approprier des personnages totalement différents de ce que je suis. C’est là la beauté de ce métier. Depuis que j’ai commencé, je me suis rendu compte qu’aujourd’hui cela n’avait plus beaucoup d’importance. Le monde évolue», conclut Guillaume. 
 
Bien dans sa peau, bien dans la peau des personnages qu’il doit interpréter, Guillaume Borys croît que son positivisme et sa détermination lui permettront de se tailler une place de choix dans le paysage artistique québécois et qui sait… peut-être ailleurs. 
 

SALUT 2018! Cabaret politique et bouffonneries, 
    par les Productions Les deux colons d’Amérique

Cliquez sur les liens pour acheter vos billets :

Montréal, Café Campus, les 6, 7, 20, 21 et 28 décembre

Terrebonne, Théâtre du Vieux-Terrebonne le 22 novembre, et les 29, 30 décembre

Joliette, Centre culturel de Joliette, le 14 décembre

Québec, Théâtre du Petit Champlain, les 26 et 27 décembre