Mort de Bernard Daoust

Un homme de courage s’en est allé

André-Constantin Passiour
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Peut-être l’avez-vous déjà croisé ou connu ? Bernard Daoust qui a longtemps été impliqué dans la communauté est décédé le 22 janvier dernier, à l’âge de 65 ans, des suites d’une longue maladie. M. Daoust menait tout un combat contre le diabète depuis plusieurs années. Bernard Daoust avait travaillé à la Fondation BBCM auparavant. Les obsèques de Bernard Daoust (1953-2019) ont eu lieu le dimanche 3 février dernier, à Sainte-Thérèse, en banlieue de Montréal. 

«Bernard est décédé à cause de son diabète, le corps a vraiment lâché. Cela faisait plusieurs années qu’il vivait avec la maladie. Depuis 2005-2006, on lui avait amputé des orteils. Les médecins voulaient lui amputer une jambe au niveau du genou, mais il n’a jamais voulu. Il avait été hospitalisé durant un mois. Il y était avant les Fêtes et il est mort le 22 janvier», d’expliquer Francis Lebel, son ex-conjoint. Bernard Daoust et Francis Lebel s’étaient séparés il y a deux ans «mais nous sommes restés amis», de dire M. Lebel, qui se dit triste et soulagé, puisque Bernard Daoust souffrait beaucoup.

D’abord sous-traitant pour les désormais légendaires et mythiques partys du Black & Blue au Stade olympique, Bernard Daoust s’occupait de l’organisation des méga vestiaires qu’on y trouvait sur place. Puis, il fut engagé au BBCM, l’organisateur des Black & Blue, comme responsable de la logistique, des commandites, etc. En tout, Bernard Daoust a travaillé durant une dizaine d’années au BBCM.

Pour le président et fondateur de la Fondation BBCM, Robert Vézina, la mort de Bernard Daoust est très triste. «Nous savions qu’il était diabétique et malade, mais c’est un gros morceau qui s’en va ainsi, cela m’attriste énormément», de dire Robert Vézina.

«Même avant qu’il quitte le BBCM, en 2011, Bernard avait de la misère à marcher, il n’était pas bien, mais il venait au bureau du BBCM, c’était un homme courageux, il avait beaucoup de volonté et c’était quelqu’un de très dédié. Il ne lâchait pas», indique Robert Vézina.

«J’ai travaillé avec Bernard Daoust à la Fondation BBCM durant environ sept ou huit ans et je peux dire que c’était un excellent collègue. Que de journées stressantes nous avons pu passer, alors que nous organisions nos événements, mais toujours en ayant cette connivence si particulière. Bernard avait le cœur sur la main et quand on devait mettre la main à la pâte, c’était quelqu’un sur qui on pouvait toujours compter. Et puis il me disait que mes desserts étaient bons quand je lui en apportais haha… il faut dire qu’il avait la dent sucrée ! Je me rappellerai toujours d’un gars dédié, franc, faisant des blagues un peu grivoises et ayant un fort esprit d’équipe : il était là pour donner le petit coup de main dont tous et chacun avait besoin. Malgré que nous ne travaillions plus ensemble depuis quelques années, je le voyais une fois de temps en temps, et, malgré ses problèmes de santé, il demeurait souriant et accueillant. Il nous manquera et je suis très heureuse d’avoir partagé plein de moments avec lui», d’évoquer pour sa part Caroline Rousse qui a longtemps œuvré aux communications du BBCM.

«Bernard était tout un personnage, se remémore M. Vézina. Il était très comique. En négociant les contrats avec les commanditaires, il n’acceptait aucune injustice lorsque les choses n’allaient pas dans le sens qu’il voulait. Il n’avait pas la langue dans sa poche. Mais il avait le coeur à la bonne place, comme on dit… C’est ce que je retiens de lui surtout.»

Nous tenons à offrir toutes nos condoléances à la famille et aux proches de Bernard Daoust.