35 ans de Fugues

Où s’en va la porno?

Yves Lafontaine
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Où s’en va la porno?

Depuis près de cinq ans, les plateformes de streaming sont le reflet de la montée en puissance d'un nouveau porno amateur. 

Montréal est une des plaques tournantes importantes des films porno au Canada (toute orientations confondues), mais aussi en Amérique du Nord. C’est ici que la plupart des employés de Mindgeek travaillent, bien que l’entreprise a des bureaux un peu partout (Luxembourg, Londres, Dublin, Los Angeles, etc.) Cette société a développé l'un des plus grands réseaux de distribution de films porno dans le monde (Pornhub, xTube, youPourn, GayPorn, etc.) et permet de s'affranchir des studios existants tout en développant le contact direct entre le public et les stars émergentes. Le site OnlyFans aussi est en train de révolutionner le genre, y compris dans son fonctionnement économique. Il faut dire qu’OnlyFans n'est pas exclusivement porno. À la base, c'est une nouvelle version de Cam4 avec un système d'abonnement qui permet de choisir ce que l'on veut télécharger. Ça peut être des tutoriels de gymnastique ou de beauté, avec du contenu qui pourrait être le prolongement d'Instagram ou de Twitter. Il y a aussi beaucoup de cam boys, surtout de la part d'étudiant.e.s qui veulent arrondir leur fin de mois sans pour autant faire l'escorte. Car ici la personne qui fait la vidéo est directement rémunérée. Le lutteur australien Dave Mashall a indirectement participé à faire connaître le système quand il a annoncé qu’il verserait les revenus d’une vidéo intime qu’il avait tourné avec un ami à un organisme d’aide.