35 ans de Fugues

Cinq actualités marquantes à Québec selon Olivier Poulin

Éric Whittom
Commentaires
Ancien collaborateur de Fugues

Dans le cadre du 35e anniversaire de Fugues, Olivier Poulin, correspondant à Québec pour le Fugues entre 2007 et 2015, a sélectionné cinq sujets d’articles touchant la région de Québec, écrits par lui ou un autre journaliste, qu’il considère dignes de mention. Durant la même période, il a également été le grand manitou de l’Alliance Arc-en-ciel de Québec, à titre de directeur général. Depuis octobre 2017, il travaille pour la Banque TD à Winnipeg.

1 | Le courage de François «?Coco?» Dewerre
Pour l’édition d’avril 2014, Olivier Poulin a interviewé François «Coco» Dewerre, un jeune homme de Québec atteint du syndrome Treacher Collins, une maladie génétique qui cause des malformations du visage. Son histoire a été racontée dans un documentaire (Le nouveau visage de Coco) diffusé à Canal Vie, au printemps 2014. «J’étais très fier de mon texte avec ce gars formidable. Mon article a d’ailleurs été l’un des plus lus sur le site Web de Fugues, cette année-là. J’ai raconté sa vie en tant que gai qui vit avec une maladie visible. C’est le côté noble et beau du journalisme qui a servi à faire de l’éducation pour que les gens comprennent mieux sa réalité. C’est une réflexion sur la différence et comment l’assumer.»
 
2 | La Naissance de l’Alliance Arc-en-ciel de Québec
À l’été 2014, GLBT Québec / Lutte à l’homophobie a changé de nom pour l’Alliance Arc-en-ciel de Québec. «Un nouveau nom, un nouveau logo et un nouveau site web pour célébrer le dixième anniversaire de la Fête Arc-en-ciel de Québec 2.0. Le maire de Québec, Régis Labeaume, s’était déplacé pour le lancement. C’est toujours risqué ce genre d’exercice pour une organisation. Toutefois, personne ne m’a dit que c’était une mauvaise idée. Ce ne sont pas tous les gens qui comprenaient la signification des lettres composant l’acronyme GLBT. De plus, le nom ne mentionnait pas l’existence de la biphobie et de la transphobie. Enfin, l’appellation Alliance Arc-en-ciel de Québec inclut toutes les réalités de la communauté LGBTQ+.»
 
3 | Un nouveau propriétaire au Drague Cabaret Club
Dans l’édition de septembre 2015, Olivier Poulin a abordé la transition de propriété au Drague Cabaret Club qui a ouvert ses portes en 1983. Les actionnaires Pierre L’Heureux, Pierre Bouchard et Sylvain Bourgault ont annoncé qu’ils passeraient éventuellement le flambeau à Jean-Philippe Blondeau qui a occupé depuis le 11 octobre 1998 divers emplois dans cet établissement de la rue Saint-Augustin, dont gérant (novembre 2011) et directeur des opérations (janvier 2016). «C’est quand même assez significatif et rare qu’un bar ait les mêmes propriétaires sur une aussi longue période. Les trois fondateurs du Drague ont toujours beaucoup fait pour la communauté LGBT+. Ils ont identifié un dauphin et ils l’ont formé tranquillement pour s’assurer que tout se passe bien après leur départ. Ils n’ont pas simplement vendu au plus offrant. Depuis le 1er avril 2018, Jean-Philippe Blondeau est l’unique propriétaire du Drague. C’est quelque chose de fascinant de voir que le Drague réussit à se renouveler et perdure.»
 
4 | La renaissance du Bar Saint-Matthew’s
Dans l’édition de mai 2010, Olivier Poulin a écrit un article sur la fusion de la Taverne 321 (situé sur la rue de la Couronne) et du Bar 889 (situé dans la côte Sainte-Geneviève). Le nouvel établissement gai a conservé les locaux du 889 de la côte Sainte-Geneviève et porte le même nom que le parc-cimetière Saint-Matthew qui lui est adjacent. «Ce fut un tournant pour les deux propriétaires Nathalie et Stéphane Desharnais. À partir de ce moment-là, cette fusion leur a permis de tourner la page, notamment sur les difficultés vécues à la suite du décès de leur père Richard, qui était le propriétaire des deux établissements, et la fermeture temporaire (60 jours), en 2009, des deux bars par la Régie des alcools, des courses et des jeux en raison d’irrégularités (trafic de stupéfiants dans les lieux) constatées par des policiers. Depuis cette fusion, le Bar Saint-Matthew’s est devenu un acteur plus significatif pour la communauté LGBT en bonifiant l’offre de sorties. Depuis quelques années, on peut notamment y danser sur la musique d’un DJ et regarder des spectacles de drag-queens. À l’occasion, on y tient des soirées Bears.»
 
5 | La ville de Québec en page couverture du Fugues
Dans son édition de septembre 2015, la ville de Québec était à l’honneur en une du Fugues pour souligner la Fête Arc-en-ciel de Québec. La photo avait été prise devant l’hôtel du Parlement de Québec. On pouvait voir deux beaux hommes amoureux prenant un verre de bulle dans une calèche et deux jolies femmes s’embrasser sur le trottoir. «À ma connaissance, c’est la seule et unique fois que le Fugues présentait en page couverture une photo de la ville de Québec et d’un événement LGBT de Québec», conclut Olivier Poulin.