Internationale - Familles conservatrices

Une marche rose et bleu clôt un congrès antigais des familles

L'agence AFP
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Une marche rose et bleu
Photo prise par © AFP

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé, dimanche à Vérone en Italie, à la Marche des familles qui fermait le congrès mondial organisé par des militants ultraconservateurs, anti-avortement et défenseurs d'un modèle familial traditionnel.

Les participants au cortège coloré, venus de toute l'Italie, étaient munis de ballons roses et bleus ou de pancartes avec des slogans comme « Dieu, famille, patrie » ou « Oui à la vie, Non à l'avortement », pouvait-on lire sur des banderoles.

Avant le départ de la marche, à la mi-journée, ils ont écouté le message final des organisateurs de la 13e édition du Congrès mondial des familles: « La famille pilier fondamental de notre société doit être au centre des politiques des gouvernements ».

Le congrès a aussi mis en lumière les profondes divisions qui existent sur les droits civils au sein de la majorité au pouvoir en Italie formée par la Ligue (extrême droite), du vice-président du Conseil Matteo Salvini, et le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) de son homologue Luigi Di Maio.

Invité du congrès, Matteo Salvini y a réaffirmé son soutien aux familles « composées d'un papa et d'une maman » tout en rejetant certaines positions des congressistes qui militent pour l'abrogation de la loi qui a légalisé l'avortement en Italie (en 1978) et contre les unions civiles entre personnes de même sexe (en vigueur depuis 2016).

« On ne touche pas à la loi 194 (...). Il n'y a pas de débat ni sur l'avortement, ni sur le mariage, chacun fait l'amour avec qui il veut et dîne avec qui il veut », a martelé samedi Matteo Salvini qui reste fermement opposé à l'adoption par les couples homosexuels (non prévue par la loi, mais régulièrement admise par la jurisprudence).

De son côté Luigi Di Maio, qui n'a pas participé au congrès, a nettement marqué sa différence critiquant l'événement où sont, selon lui, réunis « des fanatiques » qui défendent une vision du monde « appartenant au Moyen Âge ».