Thème 2019 de la Journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie

Qu’est-ce que la cyberintimidation?

L'équipe de rédaction
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cyberintimidatioN

Vous vous demandez concrètement ce qu'est la cyberintimidation? En voici quelques exemples bien concrets...

Camille envoie des tonnes de messages blessants à Pablo dont elle a appris qu’il était gai
 
Il est interdit de harceler quelqu’un en lui envoyant des messages qui lui font craindre pour sa sécurité physique ou psychologique. Camille pourrait être interrogée par la police et même être accusée de harcèlement 
criminel.
 
 
Félix ridiculise sur Facebook Olivia qu’il connaissait comme Olivier jusqu’à récemment 
 
Il est interdit de nuire à la réputation d’une personne en publiant quelque chose qui pousserait les gens à la haïr, la mépriser ou la 
trouver ridicule. Il est aussi interdit d’écrire des insultes graves contre quelqu’un. On parle alors de diffamation ou de libelle diffamatoire.  Félix pourrait être poursuivi pour ses posts.
 
 
Pierre menace Aïcha par texto : il jure de la frapper si elle ne cesse pas de voir sa sœur Chloé
 
Les menaces de mort ou de blessures sont interdites. Il est aussi interdit de menacer de briser les objets de quelqu’un. Pierre pourrait être accusée de menaces ou d’intimidation. 
Et peu importe qu’il ait ou non l’intention de mettre ses menaces de violences à exécution! Il suffit que les menaces soient prises au sérieux par Aïcha. Il pourrait même être accusé d’extorsion si elle a menacé Aïcha pour obtenir quelque chose.
 
 
William partage sur Twitter et avec des amis les photos intimes de son ex, sans son accord
 
Il est interdit de publier ou de partager lesimages intimes de quelqu’un sans son accord. Qu’est-ce qu’une image intime? C’est une image qui montre certaines parties du corps, comme les seins (pour une fille), les fesses ou le sexe (queue, pubis, etc.). C’est aussi une image qui peut représenter une activité sexuelle: deux personnes qui couchent ensemble, par exemple.
William commet donc une infraction appelée publication non consensuelle d’une image intime. Sachez par ailleurs que lorsqu’une personne publie des images intimes d’un mineur (moins de 18 ans) elle peut aussi être accusée de distribution de pornographie juvénile.
 
 
Justine écrit à un élève de son université ou un collègue au travail pour lui dire de se suicider
 
Il est interdit d’inciter fortement une personne à se tuer. On pourrait alors être accusé de conseil au suicide.
 
 
Évidemment, il n’y a pas que les poursuites criminelles
 
L’intimidateur qui cause du tort à quelqu’un peut aussi être poursuivi devant les tribunaux civils et devoir verser une somme d’argent à la victime. Un exemple? Publier des photos qui concernent une personne sans son accord peut porter atteinte à son droit à l’image ou à la vie privée. La victime a le droit de demander une réparation (de l’argent, par exemple).
 
 
 
Des gestes qui coûtent parfois cher même quand on est mineur
 
Un adolescent qui commet une de ces infractions peut être arrêté par la police, accusé et recevoir une peine adaptée. Il est possible que ces accusations laissent des traces. 
 
 
Quand la cyberintimation est aussi de la discrimination
 
Quand la cyberintimidation est basée sur des caractéristiques personnelles, comme l’origine, l’orientation sexuelle, la religion, par exemple, on parle alors de discrimination. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse est l’organisme chargé de recevoir les plaintes pour ce type de comportement.