12e édition du 2 au 5 mai 2019

La Virée des ateliers, l’occasion de belles découvertes

Denis-Daniel Boullé
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Jean-Claude Poitras
Photo prise par © Jean-Claude Poitras porte parle de la Virée

Sur la rue Parthenais, une pépinière d’artistes a élu domicile, ou plutôt leurs ateliers dans trois édifices, leur donnant ainsi une seconde vie. Et leurs portes s’ouvriront pendant quatre jours au public pour que celui-ci découvre le cœur de la création aussi bien artistique qu’artisanale de ce quartier de Montréal : un véritable pôle créatif.

Les noms de ces bâtiments ne vous disent peut-être rien, la Grover, le Chat des artistes, la Coopérative Lézarts, mais vous passez peut-être devant sans même vous en rendre compte si vous empruntez la rue Parthenais au sud de Sherbrooke. Et pourtant de nombreux créateurs ont leurs ateliers dans ces bâtiments. Cette année, la Virée des ateliers a choisi le créateur de mode et designer Jean-Claude Poitras comme porte-parole, rien de moins.

Celui qui a donné avec quelques autres ces lettres de noblesse à la haute-couture et au design typiquement québécois est ravi de porter ce projet. «Je me sens honoré d’être le porte-parole de cet événement, avance Jean-Claude Poitras, et d’ainsi répandre la bonne parole (rires !), car il y a un foisonnement d’artistes qui méritent d’être découverts de la part du grand public».

Ce qui fascine le designer, c’est le fait que les artistes se retrouvent dans des mêmes lieux ce qui entraînent une synergie particulière. «Dans ces édifices, les artistes ne sont plus isolés, ils ne travaillent plus en silo, les échanges sont nombreux et ils sont aussi intergénérationnels puisqu’on y rencontre des artistes de tous les âges, continue le designer, et donc on peut réellement parler d’interdisciplinarité».

 

Les trois lieux accueillent différents types de projets, comme la Coopérative d’habitation Lézarts, avec des logements sociaux et des ateliers d’artistes en arts visuels et médiatiques dans cette ancienne usine de vêtements pour enfants. Un peu plus bas en allant vers le sud de la rue Parthenais, on découvre le Chat des artistes qui non seulement abrite des artistes et des artisans mais aussi des organismes communautaires. L’ancienne usine de textile a trouvé une seconde vie, tout comme l’édifice Grover, un peu plus bas, qui a pu être sauvé d’une reconversion résidentielle, et accueille le plus d’ateliers et des petites entreprises culturelles. Ancienne usine de vêtements, la Grover comme les deux précédents sont aussi des témoignages historiques de la vie ouvrière et industrielle du quartier Les Faubourgs.

«Dans la reconversion de ces usines en ateliers de création, on rejoint aussi l’histoire d’un quartier de Montréal, précise Jean-Claude Poitras, il y a donc un lien entre le passé et le présent, le passé avec l’histoire de ces lieux, et le présent avec le foisonnement créatif d’aujourd’hui. J’aime cette rencontre-là».

Persuadé que ces lieux sont encore des secrets trop bien gardés, le designer souhaite leur apporter toute la visibilité possible. «Comme créateur, mais aussi comme passionné par le travail de création des autres, il faut rendre visible et accessible le travail de tous ces artistes. Montréal est reconnue comme ville culturelle, mais on pense à la danse, au théâtre, au cinéma, il faut aussi mettre l’accent sur la vitalités des artistes, des designers, des artisans, et la Virée des ateliers est un bon moyen de les découvrir là où ils travaillent, créent et de partager avec eux un moment autour de leur création», de conclure Jean-Claude Poitras   

 

La Virée des ateliers, du 2 au 5 mai 2019

Lavireedesateliers.com