La Polyclinique Médicale Populaire Centre-Sud de Montréal

Une clinique recherche un médecin omnipraticien pour soigner l’humain

André-Constantin Passiour
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Polyclinique Médicale

Ouverte depuis 1967, cela fait maintenant 53 ans qu’existe la Poly- clinique Médicale Populaire. Inaugurée le 1er mai 1976, presque située sous le pont Jacques-Cartier, elle n’a jamais cessé ses activités. Créée au tout début pour traiter et aider les travailleurs dans une approche globale, au fil des ans, elle est devenue une clinique ouverte aux familles et à la diversité sexuelle et de genre. Fondée par le Dr Benoît Deshaies, cette clinique poursuit sa mission de traiter l’être humain et de soigner ses «bobos» dans une démarche qui vise son rétablissement complet par de multiples services.

La Polyclinique Médicale Populaire a été mise sur pied à un moment ou le quartier était encore industriel avec le port de Montréal, la brasserie Molson, le «Faubourg à m’lasse» et sa population ouvrière mais pauvre. Le Dr Deshaies voulait soigner les travailleurs et leurs familles à une époque où l’Assurance maladie n’existait pas encore. «La clinique était avant-gardiste à ce moment-là. Mon père a même soigné les travailleurs qui ont eu des accidents de travail en construisant le métro de Montréal. C’était nouveau, il n’y avait pas de médecins qui s’occupaient de ça réellement à cette époque-là. Il a dû souvent se battre pour faire reconnaître leurs droits pour les soins», de dire Lise-Anne Deshaies, la directrice générale de la clinique et fille du fondateur de cette cli-nique.
 
Mais qu’est-ce qu’on retrouve au juste comme services dans cette clinique? Évidemment, la médecine générale et familiale, mais aussi la cardiologie, la chirurgie mineure, la psychiatrie «méthode Écho», une pharmacie, et des soins connexes spécialisés en relation avec la médecine du travail, soit la physiothérapie, l’ergothérapie, l’acupuncture, la massothérapie et la psychologie. Et bien entendu, tous les équipements nécessaires aux traitements sont sur place. «Les gens qui ont des problèmes, des douleurs, etc., peuvent être traités ici et peuvent venir consulter facilement», rajoute la très sympathique Mme Deshaies. La Polyclinique s’étend sur deux étages, la médecine et la pharmacie au rez-de-chaussée et les soins connexes au 2e étage, soit 8000 pi.2 en tout pour servir les patients.
 
«Ici à la clinique, on privilégie le travail d’équipe. Les médecins et/ou les professionnels se rencontrent lorsqu’il s’agit de la prise en charge d’un patient. C’est une chose qui diffère des autres cliniques. C’est l’approche que l’on privilégie. Par exemple, le médecin peut facilement parler au pharmacien et vice-versa. Il n’a pas besoin de prendre le téléphone ou envoyer un fax, il sort de son bureau et va parler directement aux pharmaciens. On peut régler ainsi plus facilement des cas s’il y a des problèmes avec les médicaments d’un patient…», explique Lise-Anne Des-haies.
 
«Le patient est là pour être écouté, pour être secondé, on est là pour l’aider, on est là pour eux [les patients] […] Les gens ne sont pas des numéros, ce sont des êtres humains et on les traite comme tels ici», dit Lise-Anne Deshaies.
 
À la recherche d’un omnipraticien
Oui, vous lisez bien, la Polyclinique est à la recherche d’un médecin généraliste! «Nous avons des patients, mais nous n’avons pas suffisamment de médecins pour en prendre soin, poursuit la directrice générale de la clinique, Lise-Anne Deshaies. Il nous en faut un le plus rapidement possible. Ici, le médecin a une liberté d’action qu’il ne retrouvera pas ailleurs. Nos horaires sont flexibles et cela peut être tentant lorsqu’on veut concilier le travail et la famille, par exemple. Ici, il y a beaucoup de camaraderie entre les médecins, les professionnels et tout le personnel. C’est une atmosphère relaxe et familiale. L’environnement est très serein, on n’est pas stressé. Certains patients requièrent 10 minutes, tandis que d’autres en demandent 45. On prend le temps. C’est ce que nous faisons ici. Un nouveau médecin est donc assuré de retrouver une belle ambiance ici.»
 
La Fondation
Très actif, le Dr Benoît Deshaies, dans le but de venir en aide aux travailleuses et travailleurs accidentés ou souffrant d’une maladie professionnelle, avait créé une fondation qui, depuis 20 ans, a remis plus de 500 000$ en soutien à ces personnes. Pour souligner cet anniversaire, la Fondation Dr Benoît Deshaies tiendra une soirée festive, le jeudi 9 mai, au Centre Pierre-Charbonneau du Parc olympique. Des prix de présence exceptionnels seront tirés ce soir-là parmi les personnes participantes. Le coût du billet est de 125$. 
 
 
Polyclinique médicale populaire
1988, rue Sainte-Catherine Est, Montréal (Métro Papineau)
514 944-3637 ou www.polymedpop.com