Centre Amaryllis

Une relocalisation pour les résidents

André-Constantin Passiour
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Sidalys

Comme on vous l’annonçait en janvier dernier, le Centre Amaryllis (aussi connu comme la Maison Amaryllis) devait être évacuée, fin mars pour être démolie, puis rebâtie, parce que l’édifice vétuste (1870) n’était plus adéquat pour les résidents. Mais à ce moment-là, les responsables n’avaient pas encore trouvé de lieu temporaire pour loger les bénéficiaires et le personnel. Bonne nouvelle, depuis le 2 avril, tout ce beau monde a emménagé temporairement dans une bâtisse située sur la rue Sainte-Famille.

«C’est avec une énorme joie que nous vous annonçons que les services du Centre Amaryllis seront maintenus pendant sa reconstruction», ont indiqué les codirectrices générales de l’organisme Sidalys qui opère le Centre Amaryllis, soit Corinne Payaud et Isabel Montpas. Ainsi, la quelque trentaine de résidents sera installé dans cette maison, rue Sainte-Famille entre Sherbrooke et l’avenue des Pins, sur le Plateau. 
 
«Je suis extrêmement heureux qu’on ait trouvé un endroit pour relocaliser Amaryllis. À quelques jours de la date butoir, cela tient presque du miracle! Disons que c’est un mélange de travail acharné, de persévérance, d’alignement des étoiles et de solidarité », explique Pierre-Benoît Tremblay, président du conseil d’administration de la Fondation Sidalys et copropriétaire du Pharmaprix du Village. «Bien que les résidents aient tous été relocalisés, cela permet de garder l’équipe en place sans inquiéter les résidents avec tous ces changements. Je pense que c’est aussi l’option la plus rassurante tant pour les résidents que pour les employés. Une belle transition débute avant de pouvoir prendre possession des nouveaux locaux!»
 
Pour ceux qui ne le savent pas, la Fondation Sidalys comprend le Centre Amaryllis, les Habitations Jean-Pierre-Valiquette et le Centre Sida Secours, tous en lien avec des soins pour les personnes vivant avec le VIH-sida. Sidalys est né en 2005 de la fusion de la Maison Amaryllis et du Centre de services sida secours du Québec. Dans le communiqué, on remercie particulièrement Sébastien Parent-Durant, directeur du cabinet du maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, Luc Ferrandez, ainsi que l’organisateur communautaire Denis Barbeau, du groupe Gérer son Quartier, pour «avoir rendu possible cette relocalisation». «À tous ceux à qui nous avons fait appel depuis un an, un grand merci d’avoir pris le temps de considérer les possibilités et pour votre généreuse implication», rajoutent Mesdames Payaud et Montpas. 
 
«Les résidents vivent avec le VIH mais vivent également avec des problèmes de santé mentale, de toxicomanie et d'autres maladies chroniques. Ces trois maisons d'hébergement dont le Centre Amaryllis sont essentielles car elles accueillent les personnes dans leur globalité, avec respect et dignité, des personnes très vulnérables et marginalisées qui ont trop souvent vécu l'itinérance pendant des années. Avoir un toit et des ressources adéquates disponibles autour d'eux, c’est la base afin qu'ils puissent se refaire une santé tant physique que psychologique, sortir du cercle vicieux de l'itinérance et des toxicomanies et se bâtir ainsi un avenir meilleur. Perdre une de ces ressources serait perdre un savoir et une expertise unique et inestimable», nous disait en janvier dernier le pharmacien Pierre-Benoît Tremblay. Tel que mentionné également, dans l’article précédent, les subventions gouvernementales couvrent les frais de démolition et de construction du nouvel édifice. Par contre, la relocalisation, l’aménagement et le nouveau mobilier ne sont pas financés par de tels subsides. D’où l’appel à la générosité du public. La Fondation Sidalys est à la recherche d’une montant situé entre 40 000 et 50 000$ provenant de dons et de fonds privés.   
 
 
On peut verser un don directement à la Fondation, via le site Sidalys.org ou en envoyant un chèque: Fondation Sidalys, 3207, rue Sainte-Famille, Montréal, QC, H2X 2L4 514 842-4439 ou www.sidalys.org