Du 11 au 16 juin

Expériences immersives au rendez-vous du 20e festival Elektra

Yannick LeClerc
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ELEKTRA XX
Photo prise par © ELEKTRA XX

Pour son 20e anniversaire, ELEKTRA propose de nouvelles moutures d’oeuvres marquantes de ses deux dernières décennies et des créations questionnant l’avenir des arts liés aux nouvelles technologies.

Événement phare du printemps montréalais, le festival ELEKTRA se déroulera du 11 au 16 juin.

Cette 20e édition du festival international d’art numérique présentera une vingtaine d'artistes d'ici et de l'international parmi les plus novateurs de l’art numérique. Pendant 5 jours, Montréal vibrera au rythme de nombreuses performances immersives audacieuses, extrêmes qui promettent de ne laisser personne indifférent.

« En cette année charnière, ELEKTRA achève un premier grand cycle de 20 ans pour en entamer un nouveau qui débutera en 2020 avec la 5e biennale internationale d’art numérique», explique Alain Thibault, directeur artistique «Depuis 20 ans ELEKTRA présente des pièces marquantes, considérées comme innovantes dans le milieu de l’art. C’est pourquoi les éditions 2019 et 2020 sont ainsi les occasions parfaites pour, à la fois, ramener des œuvres phares, quelques classiques, ayant fortement marqué le public et tenter d’anticiper le devenir des arts liés aux nouvelles technologies sur les 20 prochaines années. La programmation 2019, surtout axée sur la performance, reflète bien ces esthétiques et tendances visant un dialogue plus intime de l’humain avec les technologies, mais aussi ce dépassement de la simple notion de spectateur en lui faisant vivre des expériences plus immersives, plus extrêmes.»  

TROIS SOIRÉES D’EXPÉRIENCES IMMERSIVES À L’USINE C

Elektra 2019

Tous les soirs, du 13 au 15 juin, l'USINE C sera l'hôte d'une dizaine de performances audiovisuelles regroupant premières mondiales, nord-américaines et artistes de renommée internationale.

20 h 
Avec sa dernière création pour 4 danseurs et exosquelettes Repeat, présentée en première mondiale, l’artiste Louis-Philippe Demers tente d'imaginer des mouvements de danse illusoires d’un corps augmenté (mi-homme mi-robot), imitant les stéréotypes des duos de danseurs de ballet humains. 
www.elektramontreal.ca/louis-philippe-demers

23 h
Kurt Hentschläger, artiste autrichien connu pour ses performances immersives extrêmes, proposera en première nord-américaine, FEED.X, la version amplifiée de sa célèbre pièce FEED. Pointant les limites de la perception humaine et utilisant à la fois privation et surcharge sensorielles, le public sera immergé dans une architecture apparemment infinie, kaléidoscopique. Une expérience extatique pour certains, spirituelle pour d’autres. 
www.elektramontreal.ca/kurt-hentschlager

Enfin, pendant toute la durée du festival, le public pourra interagir avec l’installation d’art robotique,Colonisateur Sonore de Jean-Pierre Gauthier, dont le projet utopique est d’implanter un système interactif sur Mars avant l’arrivée des premiers humains. Une première mondiale Martienne pour musique électronique interactive télécommandée depuis la terre! 
www.elektramontreal.ca/jean-pierre-gauthier

 

SOIRÉE D’OUVERTURE - JEUDI 13 JUIN -  SOIRÉE # 1

Elektra 2019

Après la performance de Louis-Philippe Demers, la soirée #1 débute à 21 h, avec une invitée internationale : Rocio Berenguer (ES – FR), qui présentera Ergonomics une fiction chorégraphique, exploration décalée et critique des thématiques contemporaines du corps futur, du corps urbain, de la Smart City et des clichés de l’innovation, des startups, à l’heure du tout numérique.
www.elektramontreal.ca/rocio-berenguer

Puis, ce sera au tour de Myriam Bleau, artiste numérique québécoise explorant les limites entre le spectacle vivant et le virtuel. Avec Eternity Be Kind, performance en collaboration avec l’artiste virtuel.le de réputation internationale LaTurbo Avedon, les artistes proposent une expérience multidimensionnelle de mise en abyme collective. Navigation entre hyper-pop, symbolisme mythique et allusions baroques. 
www.elektramontreal.ca/myriam-bleau 

C’est avec la performeuse Nien Tzu Weng que Peter van Haaften et Michael Montanaro,viendront présenter leur performance Spiel | an in-situ performance for prepared mouth à 20 h et à 22 h 30. L’interprète devient une sorte d’échantillonneur numérique, reproduisant et déformant dans l’espace public son environnement sonore. Étrange et insolite. 
www.elektramontreal.ca/peter-van-haaften

 

VENDREDI 14 JUIN - SOIRÉE # 2

Elektra 2019

Dès 21h, la soirée #2, débutera avec NSDOS (FR) qui revient cette année avec une nouvelle performance, Sending.movement 2.0 (2019) où ses mouvements sont analysés par un système de « tracking » permettant, en temps réel, d'alimenter ses instruments en données afin de produire une musique liée à ceux-ci. Chaque déplacement de son corps animé par sa danse dans l’espace influe sur les effets et les sons. Avec  Sending.movement 2.0, NSDOS poursuit ses recherches lors de sa résidence au Palais de Tokyo à Paris où il avait été invité à s’y produire tout le mois de  novembre dernier. 
www.elektramontreal.ca/nsdos


Syntax (RO), artiste roumain, suivra pour présenter Microark en première Nord-Américaine,performance audiovisuelle qui explore la relation entre la perception humaine et les phénomènes microacoustiques, tels que les atomes ou les pixels sonores. De tels phénomènes microacoustiques sont utilisés comme structure de base pour une succession de constructions audiovisuelles issues de l'idée que la forme d'onde (oscillation) traduit visuellement la pureté abstraite du son. Dans la tradition raster-noton, pour les amateurs. 
www.elektramontreal.ca/syntax

 

SOIRÉE DE CLÔTURE : SAMEDI 15  JUIN - SOIRÉE #3

Elektra 2019

Pour sa soirée de clôture, ELEKTRA vous hypnotise avec lasers et effets visuels.

Tout d’abord, Alexis Langevin-Tétrault, Guillaume Côté et Dave Gagnon (QC-CA), artistes québécois, ouvriront la soirée avec leur performance audiovisuelle Falaises évoquant une tempête lumineuse au bord de l'abîme ! L'esthétique de l'œuvre exploite la dichotomie sonore entre le son bruité et tonique, ainsi que les jeux de moirures, d'ombrages et d'anomalies visuelles.
www.elektramontreal.ca/falaises

Pour conclure la soirée, Edwin van der Heide (NL) viendra présenter la nouvelle version de sa performance iconique Laser Sound Performance. Cette véritable expérience sensorielle a des qualités corporelles presque tangibles et se déroule devant, autour et derrière le public. L’aspect architectural de la lumière s’appuie sur la perception spatiale du son, et la croise simultanément.
www.elektramontreal.ca/edwin-van-der-heide

5 SOIRS DE PERFORMANCES IMMERSIVES À LA SOCIÉTÉ DES ARTS TECHNOLOGIQUES - SAT

Du 11 au 15 juin, dès 19h, la SAT sera l’hôte de 3 performances immersives dans la Satosphère.

Elektra 2019

ESPACIO DE DATOS (2018), de Mene Savasta & Andrés Colubri (AR) est une projection audiovisuelle immersive, qui permet l'émergence de nouveaux dispositifs d'observation (visualisation interactive, réduction de la dimensionnalité) qui nous donnent l’occasion d'explorer de vastes espaces de données et de découvrir de nouvelles structures d'information.  

Puis ce sera au tour du label numérique et collectif d'artistes basé à Montréal, susy.technology (QC-CA) de proposer sa performance INDIVISIBLE (2019). Récit onirique qui aborde la mémoire, les moments d'amour et de perte, et les complexités de nos états d'existence de plus en plus numérisés.

Pour clôturer les performances à la Satosphère, le dôme accueillera la performance LATENT SPACE (2018), où l’artiste MONOCOLOR (AT) interroge l’omniprésence du monde virtuel qui nous entoure. Celui-ci est transposé dans l'espace physique du dôme pour en tester et en explorer les effets spatiaux afin d’en démasquer son immensité souvent proclamée.

 

EXPOSITIONS ET VERNISSAGES

ELEKTRA propose également plusieurs expositions et vernissages pendant le festival.

Elektra 2019

L’installation vidéo, de Justine Emard (FR), Co(AI)xistence sera présentée à la Cinémathèque québécoise du 14 juin au 25 août 2019. Dans Co(AI)xistence, Justine Emard vous invite à observer l’interaction entre l’acteur et danseur Mirai Moriyama et Alter, un robot humanoïde japonais doté d’intelligence artificielle. Oeuvre extrêmement touchante, qui ne laisse personne indifférente, Co(AI)xistence ne peut que susciter cette envie d’anthropomorphisme latent dans tout être humain.Le public est cordialement invité au vernissage de l’exposition le jeudi 13 juin à 18h à la Cinémathèque québécoise
www.elektramontreal.ca/justine-emard

Au sein de la Galerie ELEKTRA, Matthew Biederman présentera quatre oeuvres issues d’une collaboration et d'une résidence au Laboratoire Ibérique des Nanosystèmes à Braga au Portugal où il a focalisé son travail sur l’infiniment petit. L’exposition sera ouverte au public du 15 juin au 13 juillet. Vernissage le 15 juin 2019, 14h à la  Galerie ELEKTRA, 5445 avenue de Gaspé.

Enfin, le public pourra visiter l’exposition de Daniel Iregui (CO / QC – CA), Cadres / Frame , présentée dans le cadre du Conseil des arts de Montréal en tournée, lors de sa dernière étape à la Maison de la culture Marie-Uguay.
 

Les passeports et billets individuels pour l’USINE C et la Société des arts technologiques [SAT] sont actuellement en vente via : elektrafestival.ca

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