Jean-Denis Lapointe

Plus que le créateur de «Mossul et Umide»

André-Constantin Passiour
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Mossul et Umide

Pour célébrer les 35 ans du magazine, nous avons fait appel à Jean-Denis Lapointe pour reprendre, le temps d’une édition, ses personnages caricaturaux de «Mossul et Umide» ! Les plus vieux d’entre vous s’en souviendront sûrement !

Ainsi, sur près de 20 ans, d’abord dans le Fugues, puis dans le ZIP durant quatre à cinq ans, «Mossul et Umide» amenaient un petit côté acidulé au ma-gazine. Parfois drôles, parfois plus percutants, ces personnages ne laissaient pas indifférents…
 
 Jean-Denis Lapointe est l’un des tout premiers collaborateurs à Fugues. Arrivé uniquement quatre à cinq mois après la publication du premier numéro, en 1984, celui-ci a œuvré à la rédaction et à la direction artistique. Avec Martin Hamel, l‘éditeur, et son bras droit Louis Arseneault, Jean-Denis touchait à tout : la photographie, la conception de la page couverture, les textes, etc. «Au tout début, nous étions une toute petite équipe, il n’y avait pas de budget et, à l’époque, il n’y avait pas d’ordinateurs ni d’internet comme aujourd’hui, il fallait tout faire à la main! Mais je ne regrette rien, c’était une belle école, on apprenait à tout faire…»
 
De 1985 à 1992, Jean-Denis Lapointe vivra les belles années du bar Le Lézard, sur Saint-Denis, en tant que copropriétaire de ce bar éclectique. «On m’avait donné carte blanche pour faire ce que je voulais, poursuit-il. Il y avait beaucoup de folie. Il y avait des soirées déjantées, des gens costumés, c’était incroyable. Il y avait une certaine Mado qui débutait en tant que «Cigarette girl» !» C’était vraiment un bar gai qui sortait de l’ordinaire…
 
Puis, de 2000 à 2005, il œuvre aux premières éditions de ce qui était à ce moment-là, le «Festival des arts du Village», avec Paul Haince. Un festival qui s’appelle maintenant Mtl en Arts ! Encore-là, il fera la direction artistique du festival et les gens retiendront surtout les défilés, avec des décors, des costumes, des personnages colo-rés, des artistes de cirque, etc. «On l’a fait durant trois ans, c’était démentiel et merveilleux, mais on n’avait pas suffisamment de budget, la Ville refusait de nous accorder les subventions nécessaires», souligne-t-il.
 
Mais ce n’est pas tout, pendant plusieurs années, il est étalagiste, il fait le décor des vitrines de commerces sur le Plateau et dans le Village.
 
Depuis 2010, Jean-Denis Lapointe ou Jidi, opère une agence de casting avec son «compagnon de route», son  bon ami et colocataire Jeff. Les deux compères reprennent l’agence fondée par Adam St-Cœur où travaillait Jeff durant de nombreuses années. L’entreprise compte pas moins de 1000 personnes inscrites, «il y a de tout, des blancs, des noirs, des gens du Moyen-Orient, des jeunes, des moins jeunes, des femmes, des hommes, etc., c’est vraiment très variés et nous pouvons proposer bien des gens aux directeurs de casting, on fait du cinéma, mais aussi des publicités...», dit-il.
 
 
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