Une avancée majeure

Le VIH supprimé complètement de l'organisme de souris

Logan Cartier
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VIH

Une nouvelle avancée a été réalisée dans la recherche pour éradiquer le sida. Des chercheurs ont réussi pour la première fois à l’éliminer de l’organisme de plusieurs souris.

Comme l’explique la revue spécialisée Nature, les chercheurs ont d’abord utilisé des antirétroviraux classiques modifiés avec la technique du Lasert Art pour réduire le taux de réplication active du virus.

Avec LASER ART, les médicaments anti-VIH traditionnels sont peaufinés afin de développer une structure cristalline, puis sont enfermés dans des particules liposolubles. Cela leur permet de glisser à travers les membranes des cellules dans des endroits où le VIH a tendance à se cacher, comme le foie, les tissus lymphatiques et la rate. Une fois à l'intérieur, les enzymes des cellules commencent à libérer le médicament.

La deuxième étape a consisté à utiliser l’outil d’édition de gène CRISPR-cas9, aussi appelé « ciseaux génétiques ». Toutefois, les auteurs de l’étude soulignent que le LASER ART seul ne permet pas de se débarrasser du VIH peu importe la capacité de la molécule à faire baisser l'infection virale. C'est ainsi qu'en parallèle, il leur a fallu développer une technique d'édition de gènes qui permet de sectionner de façon précise les fragments de VIH dans le génome ».

C’est l’utilisation de ces deux méthodes qui permettent d’éliminer totalement le VIH des animaux. Les ciseaux génétiques ne peuvent pas éditer toutes les copies du VIH, mais en le combinant au laser, cela fonctionne.

Parmi les 29 souris étudiées, les chercheurs n'ont trouvé aucune trace du VIH sur 30% d’entre elles. De même, après les différents tests, « aucun dommage collatéral généré par les ciseaux génétiques n’a été détecté. Bien que les ciseaux permettent de cibler certains gènes, ils peuvent entraîner des mutations non souhaitées sur le reste du génome.

Aujourd’hui, les médicaments antirétroviraux permettent de contenir la maladie à des taux si bas, qu’ils stoppent la transmission du virus lors d’une activité sexuelle ou une transfusion. Si jamais le traitement est arrêté, le virus redevient dangereux.

L’équipe va désormais tester cette technique chez des primates non-humains pour voir si elle produit les mêmes résultats.