Dimanche 11 août - Fierté Montréal

Kim plus grande que nature à Supernovas!

André-Constantin Passiour
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Kim Richardson
Photo prise par © Kim Richardson

Une voix chaude, puissante doublée d’une personnalité aussi attachante que chaleureuse, cela décrit bien qui est Kim Richardson. Elle sera du spectacle «Supernova» du dimanche 11 août au parc des Faubourgs. L’infatigable Kim Richardson sera une fois de plus de la partie de ce spectacle monté par sa grande amie Marleen Ménard.

Attablée à la Dînette À Mado, on a peine à croire que l’on est assis aux côtés de l’extraordinaire Kim Richardson. Se promenant un peu partout à travers le Québec dans les nombreux festivals cet été, elle fera une pause le 11 août pour venir épauler Marleen Ménard. «Kim était de mon tout premier show en 1999, elle n’a manqué que quelques éditions, c’est une amie et une fidèle de ce spectacle. C’est une des artistes préférées du public qui assiste à ces spectacles», de souligner Marleen Ménard.

«D’après moi, c’est le plus gros "party" de l’année ce show-là!», note Kim Richardson. «Chaque année, j’attends ce moment-là avec impatience. J’étais tellement déçue lorsque le spectacle 1, Boulevard des Rêves [durant Divers/Cité] est tombé. C’est une question de feelings. Il n’y a pas d’autres spectacles comme celui-là avec autant d’artistes. Surtout que ce sont des chansons choisies spécialement avec des messages pour la communauté [LGBT], c’est tout un concept  orienté spécifiquement pour la communauté. C’est un moment magique pour moi.»

«Nous sommes tous des artistes locaux et c’est important pour ce show-là, poursuit Kim Richardson. Cela fait du bien de mettre en évidence les talents d’ici. Marleen crée toujours quelque chose avec beaucoup d’amour et d’émotions et c’est à ce moment-là que la magie opère entre les artistes, mais aussi avec le public qui embarque dans notre folie. Je suis très heureuse de participer à cette édition-ci du spectacle.»

En plus de la «surprise» qu’on ne peut divulguer, Kim Richardson interprètera une chanson de Nanette Workman, un blues très vocal, en français! «Oui, je vais chanter en français! Je suis très à l’aise de faire cette toune-là, parce que Nanette est une grande amie à moi; c’est elle qui a produit mon tout premier album! Elle m’a toujours donné de bons conseils dans la vie, c’est une femme que j’aime beaucoup. Ce sera une façon pour moi de lui rendre hommage», souligne Kim Richardson avec ses yeux pétillants.

Jazz à Toronto, Gospel à Montréal

Y a-t-il un de cette série de spectacles qui l’a marqué? Kim Richardson fait une pause; elle réfléchit; ses yeux sont encore plus brillants: «Je ne me rappelle pas exactement de l’année, mais cette fois-là, j’avais chanté du Shirley Bassey, c’était merveilleux à plusieurs égards. Non seulement parce que c’est une chanteuse exceptionnelle, mais aussi parce que c’est la chanteuse préférée de ma mère [Jackie], qui chante aussi soit dit en passant. Je chantais et j’avais les larmes aux yeux, je pensais à ma mère. C’était magnifique et le public avait tout simplement adoré […]»

Rares sont ceux, cependant, qui connaissent les débuts de Kim Richardson, même Marleen Ménard en est restée bouche bée. Au cours de la conversation, Kim révèle qu’elle avait commencé à chanter dans les bars, à Toronto, «à l’âge de 14 ans, j’étais choriste avec ma tante pour une formation de jazz, le Whiskey House Band. On faisait des tournées dans les bars; personne ne savait que je n’étais pas majeure, évidemment, je n’avais pas le droit de boire de l’alcool (rires)! Le plus drôle, c’est qu’à Toronto je chantais du R & B et du jazz, et à Montréal je chantais du Gospel, explique-t-elle. Puis à l’école, j’ai fait aussi du théâtre, des comédies musicales. C’est là que j’ai appris à être sur scène. Bien plus tard, lorsque j’ai fait les tournées avec Bruno Pelletier, qui est très théâtral d’ailleurs, tout cet apprentissage de ma jeunesse m’a servi et me sert encore aujourd’hui.»

Kim Richardson bouge beaucoup cette saison estivale. Avant Supernova, elle sera au Nouveau-Brunswick, les 26 et 27 juillet, pour le festival de Petit-Rocher. Puis, le 30 août, elle sera de la Fête Arc-en-ciel de Québec, à la Place d’Youville. «Je travaille aussi sur un hommage à Aretha Franklin, ce sera le 13 septembre au Hudson Village Theatre», dit-elle. Mais ne cherchez pas Kim Richardson ailleurs qu’au Capitol de Québec, le 13 octobre prochain! Pourquoi? C’est simple, elle y entreprendra une série de huit spectacles produits par Claude Saucier et intitulés C’est si bon de danser! «Il s’agit ici de récréer l’atmosphère des big bands des années 1920 à 1940, avec un orchestre d’au moins une douzaine de musiciens, avec des pièces de Benny Goodman, etc. Je chanterai en compagnie de nul autre que Marc Hervieux. On ira au Casino de Montréal, le Casino du Lac-Leamy, à l’Étoile de Brossard, etc.»

Mais revenons un peu à Supernova. Pourquoi tient-elle tant à être de ces spectacles pour Fierté Montréal? «Bien sûr, Marleen Ménard est une très grande amie à moi. On se connaît depuis de très nombreuses années, mais je le fais aussi pour la communauté [LGBT]; c’est important pour moi d’être là, de montrer ma solidarité. Oui, on a avancé dans la société, mais tout n’est pas réglé. On le voit bien avec ce qui se passe ailleurs dans le monde […]», souligne la chanteuse. 

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SUPERNOVA, spectacle gratuit présenté le DIMANCHE 11 août, de 20h à 23h, sur la scène TD. Outre Kim Richardson, on y entendra Claude Dubois, Luce Dufault, Debbie Lynch-White, Florence K, Cassie Stone-Cassiopée, King Melrose, Stéphanie Bédard, Marie-Christine, Elizabeth Blouin-Brathwaite, Stey et Fanny Bloom. www.fiertemtl.com