Région de Québec

Les policiers aux aguets dans les parcs de Québec

L'équipe de rédaction
Commentaires
police de Québec

Au début de l’été, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a annoncé dans un communiqué qu’il «intensifiera sa présence dans les parcs de l’agglomération de Québec au cours de la période estivale afin de s’assurer que ces endroits demeurent des milieux de vie sécuritaires et respectueux».

Des policiers, notamment à vélo et en civil, y effectueront de la surveillance régulière. Lors de deux opérations de surveillance policière menées les 12 et 18 juin, à la suite de plusieurs plaintes de citoyens, onze hommes ont reçu un constat d’infraction de 150 $, plus les frais applicables, en vertu de la réglementation municipale sur la paix et le bon ordre. Ils se livraient à des gestes de nature indécente, à connotation sexuelle avec un autre homme, dans le secteur des battures de Beauport et de l’Arboretum du domaine de Maizerets. Ce n’est pas la première année que le SPVQ effectue ce type d’opération dans ce secteur. Stigmatisation des HARSAH dans les parcs Le MIELS-Québec redoute toutefois les impacts négatifs que pourrait engendrer la médiatisation des infractions. «?Bien que nous ne cautionnons pas les pratiques sexuelles dans les parcs, nous craignons une augmentation de la stigmatisation des hommes qui les fréquentent ainsi qu’une augmentation des cas de violence comme nous avons observé il y a deux ans?», indique à Fugues Patrick Labbé, chargé de projet HARSAH au MIELS-Québec. Le MIELS-Québec tient à rappeler que son mandat vise à prévenir le VIH et les autres ITSS. C’est pour cette raison qu’un intervenant offre du soutien et des références aux hommes ayant des relations sexuelles et/ou affectives avec d’autres hommes (HARSAH) qui fréquentent les parcs de Québec.