Canada

Ottawa demande aux provinces de l’aider à bannir les «thérapies de conversion»

Chantal Cyr
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Alors qu’Ottawa envisage lui-même des modifications au Code criminel,le gouvernement fédéral exhorte tous les gouvernements provinciaux à bannir la «thérapie de conversion» pour les LGBTQ.

Dans une lettre aux provinces et territoires, datée du mois de juin, le ministre fédéral de la Justice, David Lametti, sa collègue de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, et Randy Boissonnault, conseiller spécial du premier ministre sur les questions relatives aux LGBTQ2, leur demandait de faire leur part pour interdire la thérapie de conversion, «un exercice cruel pouvant conduire à un traumatisme à vie».

La lettre indiquait que le gouvernement fédéral envisageait de réformer le Code criminel en ce qui concerne les thérapies de conversion — qui prétendent pouvoir transformer les homosexuels en hétérosexuels, par le biais de counseling ou d’un enseignement religieux. Plusieurs provinces et municipalités ont déjà interdit ces thérapies «de réorientation sexuelle».

Les responsables fédéraux soutenaient dans leur lettre de juin qu’un certain nombre de provinces avaient pris des mesures pour décourager les thérapies de conversion, mais que d’autres provinces n’avaient rien fait. Le ministre de la Justice de l’Alberta, Doug Schweitzer, a indiqué dans un courriel que son gouvernement «s’opposait à la thérapie de conversion et la condamnait sous toutes ses formes». Il s’est dit heureux de savoir que le gouvernement fédéral souhaitait collaborer avec les provinces à la réforme du Code criminel.

La Société canadienne de psychologie, l’Organisation mondiale de la santé et Amnistie internationale, notamment, s’opposent à toute forme de thérapies dites «de réorientation sexuelle».