Traitement du VIH

Québec donne accès à Biktarvy pour le traitement de l'infection par le VIH

Yannick LeClerc
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Depuis le 15 août dernier, le régime public d'assurance médicament du Québec donne accès, aux patients qui sont admissibles, à Biktarvy, un schéma thérapeutique offert en comprimé unique à prise uniquotidienne, comme traitement complet contre l'infection par le VIH chez les adultes. 

« Pour favoriser la santé à long terme des personnes infectées par le VIH, les schémas thérapeutiques doivent idéalement offrir une suppression virologique soutenue ainsi qu'un profil de tolérabilité établi », a déclaré le Dr Benoît Trottier, médecin et directeur de la recherche à la Clinique de médecine urbaine du Quartier latin et investigateur dans le cadre des essais cliniques avec Biktarvy. « Lors des essais cliniques, Biktarvy s'est révélé hautement efficace et n'a présenté de résistance à aucun nouvel agent jusqu'à la semaine 96. L'obtention d'un accès à Biktarvy pour les patients au Québec est importante. Grâce à sa posologie commode, sous forme d'un seul petit comprimé à prise uniquotidienne, Biktarvy simplifie le traitement, ne requiert pas un suivi étroit et constitue une nouvelle option pour de nombreux patients qui prennent des antirétroviraux moins récents, notamment pour ceux qui présentent des maladies concomitantes non liées au VIH, comme une maladie du cœur, du rein, du foie ou des os. »  

Les options thérapeutiques pour les personnes infectées par le VIH sont en constante évolution, et l'accent est mis davantage sur la prise en charge à plus long terme de problèmes de santé liés à l'âge, notamment les maladies concomitantes non liées au VIH (p. ex., maladie du cœur, du rein, du foie ou des os) et les problèmes liés à la prise des médicaments qui surviennent à un plus jeune âge et plus fréquemment chez les personnes qui sont infectées par le VIH que chez celles qui ne le sont pas2.

Selon les plus récentes données de l'Agence de la santé publique du Canada, 27,9 % des nouveaux cas de VIH ont été signalés au Québec et la province affiche le deuxième taux de diagnostic le plus élevé au pays (après l’Ontario)

Le Canada s'efforce d'atteindre l'objectif du programme « 90-90-90 »
ONUSIDA vise l'atteinte des cibles 90-90-90 d'ici 2020, ce qui signifie : que d'ici 2020, 90 % des personnes vivant avec le VIH seront informées de leur séropositivité; que d'ici 2020, 90 % des personnes ayant reçu un diagnostic d'infection par le VIH auront accès à un traitement antirétroviral continu et que d'ici 2020, 90 % des personnes recevant un traitement antirétroviral bénéficieront d'une suppression de la charge virale. Selon les plus récentes données de l'Agence de la santé publique du Canada (2016), 63 110 personnes vivent avec le VIH. 

D'après le Plan d'action commun de Montréal sans sida, au Québec, 86 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique (2016). À Montréal, 97 % des personnes en soin reçoivent un traitement antirétroviral et 92 % des personnes traitées ont une charge virale indétectable.

«Nous sommes de savoir que le Québec donne accès à de nouvelles options thérapeutiques qui contribuent à répondre aux besoins en constante évolution d'une diversité de personnes vivant avec le VIH », a déclaré Kennet Brysting, vice-président et directeur général de Gilead Canada. « Gilead s'est engagée à améliorer les soins et à simplifier le traitement destinés aux personnes vivant avec le VIH, à offrir de nouveaux traitements afin de permettre au Canada d'atteindre les cibles 90-90-90 et à continuer d'investir dans la recherche portant sur les traitements de prochaine génération, y compris ceux qui pourraient guérir les patients infectés par le VIH. »