Londres

Les auteurs présumés d'une agression lesbophobe dans un bus nient les faits

Chantal Cyr
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Les quatre adolescents âgés de 15 à 17 jugés pour l'agression homophobe d'un couple lesbien en mai dernier dans un bus londonien ans ont plaidé non coupable mercredi.

L'agression de Melania Geymonat, âgée de 28 ans, et de son amie Christine Hannigan, âgée de 30 ans, le 31 mai dernier, avait choqué après que les deux femmes aient publié des images de la scène sur les réseaux sociaux et décrit en détail ce qu'elles avaient subi.

«Ils étaient au moins quatre. Ils ont commencé à se comporter comme des hooligans, exigeant que nous nous embrassions pour qu'ils puissent nous regarder, nous traitant de lesbiennes et décrivant des positions sexuelles», a raconté Melania Geymonat sur Facebook.

«Pour calmer la situation, j'ai essayé de faire des blagues» et sa petite-amie a fait semblant d'être malade, a poursuivi la jeune femme, «mais ils ont continué à nous harceler et nous ont jeté des pièces de monnaie». Ensuite «Chris s'est retrouvée au milieu du bus et ils l'ont frappée», a-t-elle raconté, expliquant avoir également été agressée. 

Les victimes avaient été soignées pour des blessures au visage à l'hôpital.

Quatre adolescents doivent répondre devant les tribunaux non seulement des lésions corporelles constatées, des insultes et des menaces constituant un crime de haine, mais également de vols et de la possession de cannabis.

La procureure a déclaré que les intentions des agresseurs étaient manifestement homophobes, ce que nient les quatre adolescents.

Le procès doit commencer le 28 novembre. Deux jours d'audience sont prévus. Selon les médias britanniques, les deux femmes et le chauffeur du bus veulent témoigner devant le tribunal. 

La première ministre de l'époque, Theresa May, a qualifié l'acte «d’attaque dégoûtante». «Personne ne devrait jamais avoir à cacher qui il est ou qui il aime, et nous devons travailler ensemble pour éliminer la violence inacceptable contre la communauté LGBT», avait-elle déclaré.

Le maire socialiste de Londres, Sadiq Khan, avait ajouté: «Les crimes de haine contre la communauté LGBT ne seront pas tolérés à Londres».