Théâtre

9 découvertes à faire prochainement à l'Espace Libre

Yves Lafontaine
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Espace libre

D’ici la fin de l’année l’Espace Libre rénove sa caserne. Et, en prévision de la réouverture en janvier prochain, l’équipe vient de dévoiler une programmation riche et stimulante qui s’étendra de janvier à juin 2020.

«Comment les trajectoires intimes infléchissent-elles le cours de l’histoire et le monde? Et sous le poids de ces forces qui nous imposent leurs marches, comment les individus se construisent-ils un chemin singulier? Comment passent-ils de l’assujettissement à la réinvention de soi?» s’est interrogé Geoffrey Gaquère, directeur artistique et codirecteur général de l’Espace Libre, dans l’élaboration de la nouvelle programmation qui se compose de neuf spectacles d’une grande diversité.
 
«Les créateur·trice·s de cette nouvelle saison posent un regard franc sur les mécanismes dont nous avons hérité et qui conditionnent nos vies», poursuit-il. «Et ce qu’ils nous en disent est rempli de résilience, d’espoir pour poursuivre l’édification d’une société plus juste.»
 
C’est avec Espace Utopies qu’on marquera, du 7 au 18 janvier, la réouverture du Théatre, soulignant du même coup les 40e anniversaires d’Espace Libre et du NTE. Carte blanche a été donnée à Mireille Camier, Morena Prats, Philippe Racine et la compagnie Joe Jack et John, à partir de cette prémisse : «Que pourrait voir, dans 40 ans, le·a spectateur·trice qui se hasarderait à Montréal?» Les paris sont ouverts…
 
Histoire populaire et sensationnelle met en scène, du 28 janver au 8 février, Zandré qui, devenu adulte, décide de quitter la maison familiale. Confronté au monde extérieur, il réalise qu’on ne lui a rien appris, même pas à lire, à écrire, à aimer. Cette pièce choc, qui a remporté le prix Gratien Gélinas en 2016, nous plonge dans un univers de repli sur soi, un monde hermétique où la médiocrité se transmet de génération en génération.
 
Du 13 au 22 février, on pourra voir BOW’T TRAIL Retrospek un spectacle chorégraphique documentaire en deux temps et à quatre corps physiques :  un spectacle chorégraphique documentaire sur la mémoire de l’esclavage dans six pays des Amériques.
 
Du 26 au 29 février, retour du solo de la performeuse et activiste Pascale Drevillon, GENDERF*CKER dans lequel elle explose notre vision d’un monde binaire. Invité à observer et à cheminer à travers son expérience personnelle de la transidentité, le public assiste aux transformations de la performeuse, qui passe d’un genre à un autre.
 
À l’invitation du comédien, auteur et metteur en scène Mathieu Quesnel, une vingtaine d’artistes prendront d’assaut la scène, du 6 au 21 mars, avec Trip, pour nous immerger dans les vapeurs hallucinogènes des années 1960, dans un style rappelant Jack Kerouac, Allen Ginsberg ou Ken Kesey…
 
Du 24 au 28 mars, on aura droit à Obaaberima, produit par la compagnie torontoire LGBTQ Buddies in Bad Times. À la veille de sa libération, un jeune homme originaire du Ghana, incarcéré au Canada pour crime violent, raconte son histoire à ses camarades de cellule. Il entreprend ce récit à ses risques et périls, mais cette prise de parole est le prix à payer pour acquérir sa totale liberté... Par le biais du conte, de la musique et de la danse, Obaaberima raconte le parcours d’un jeune Afro-Canadien à travers les continents, les sexes, les races et les sexualités.
 
Avec Une conjuration, présenté du 14 avril au 9 mai 2020, deux hommes, l’un écrivain, l’autre peintre, se rencontrent dans une maison d’un village de pêcheurs, pour élaborer un manifeste qui se veut une déclaration de guerre à un monde  Dans Une conjuration, présenté du 14 avril au 9 mai 2020, l’écrivain Georges Bataille et le peintre André Masson élaborent leur manifeste alors que le fascisme étend son ombre sur le monde. 
 
La programmation se terminera avec deux pièces : La cartomancie du territoire, du 12 au 23 mai, une création théâtrale et vidéographique sur notre rapport aux réserves autochtones et aux ressources naturelles, sur la colonisation du territoire et de la pensée; et Violette, une œuvre de théâtre et de réalité virtuelle pour spectateur·trice unique, qui offre une expérience à la fois intime et novatrice, où Violette nous laisse pénétrer dans l’intimité de sa chambre, puis dans celle de son imaginaire. Pour information Violette parle des abus dont les femmes vivant des situations de handicap sont victimes.
 
Vous pouvez dès maintenant vous procurer les passeports et billets à l'unité pour les neuf spectacles de la programmation ou d'assister à l'intégralité de la programmation en bénéficiant de rabais.
 
Espace Libre      
espacelibre.qc.ca
La saison 2020, de janvier à juin 2020  
Billetterie : 514 521-4191