Accueil des réfugiés au Canada

Winnipeg, prochaine terre d’accueil pour les réfugiés LGBT

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Au printemps 2020, Winnipeg deviendra l'une des trois villes d'établissement des réfugiés LGBT (lesbienne, gai, bisexuel, transgenre) au Canada, selon l'organisation internationale Rainbow Railroad, qui aide ces derniers à échapper aux persécutions dans leurs pays d'origine.

Plus de 500 personnes LGBT ont trouvé refuge au Canada depuis que l'organisme Rainbow Railroad a été mis sur pied, il y a 13 ans. Jusqu’alors, elles s’installaient à Calgary et à Toronto.

Parmi ces réfugiés se trouve Dayon Monson, une femme transgenre de 25 ans. Elle a dû fuir la Tanzanie après avoir été emprisonnée pour indécence publique et actes sexuels contre l’ordre naturel, en même temps que 13 autres personnes.

 J’ai été menacée deux fois, et quand j’ai voulu porter plainte, la police n'a pris aucune mesure. Une semaine plus tard, on m’a arrêtée, raconte-t-elle.

Dayon Monson est arrivée en juillet à Toronto. Elle s’est ensuite installée à Calgary où elle a pu commencer une nouvelle vie. Elle dit être libre et acceptée  telle qu’elle est pour la première fois de sa vie.

Le coprésident de l'organisme à but non lucratif Rainbow Railroad, Mark Kelly, voudrait que Winnipeg soit considérée comme un refuge pour les personnes LGBT, au même titre que Toronto et Calgary l’ont été pour Dayon Monson.

Accueillir un réfugié coûterait toutefois plus que 10 000 $, plus 20 000 $ pour l’aider à se remettre sur pied, dit le représentant de l’organisme. Une collecte de fonds a été organisée pour la sixième fois cette année à Winnipeg, pour soutenir Rainbow Railroad. Depuis sa mise sur pied, l’organisme a recueilli 1,17 million de dollars pour aider les personnes LGBTlesbienne, gai, bisexuel, transgenre à travers le monde.

Mark Kelly est conscient que, même au Canada, les personnes LGBTlesbienne, gai, bisexuel, transgenre peuvent être victimes de discrimination, mais il souligne que la situation n'est pas comparable à celle de certains pays où elles sont emprisonnées ou condamnées à mort. Le coprésident de l'organisation internationale croit que les Canadiens accueilleront les réfugiés à bras ouverts en apprenant ce qu’ils endurent dans leur pays. On peut changer les choses et sauver ces personnes, c’est notre devoir, ajoute-t-il.

 

Avec les informations de CBC News