Queer Eye

Jonathan Van Ness de «Queer Eye» révèle vivre avec le VIH

Yannick LeClerc
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Diagnostiqué à 25 ans, le coiffeur et acteur de 32 ans se présente désormais comme «membre de la belle communauté des séropositifs».

Jonathan Van Ness est, depuis février 2018, l’une des vedettes de la série «Queer Eye» diffusée sur Netflix. Alors que son autobiographie vient de paraître, le coiffeur professionnel a révélé au New York Times être séropositif. 

Dans un portrait dressé dans l’édition du samedi 21 septembre du prestigieux quotidian, Jonathan Van Ness est revenu sur plusieurs sujets qu’il évoque dans son livre “Over the Top: A Raw Journey to Self-Love” (Jusqu’au sommet: un parcours difficile pour s’aimer soi-même). 

Parmi eux, le jour où à 25 ans, il a découvert être porteur du virus du sida, après avoir fait un malaise la veille dans son salon de coiffure. 

«Ce jour était aussi dévastateur que ce que vous pouvez imaginer», écrit-il dans son autobiographie.

Devenu célèbre depuis, l’acteur américain a longtemps hésité à parler de sa séropositivité en public.  

«Quand “Queer Eye” est sorti, c’était vraiment difficile, parce que je me demandais si je voulais parler de mon statut sérologique», explique-t-il. «Et puis ensuite, je me suis dit que l’administration Trump faisait tout ce qu’elle pouvait pour encourager la stigmatisation de la population LGBT. J’ai vraiment ressenti le besoin d’en parler», ajoute l’acteur, qui se considère désormais comme «membre de la belle communauté des séropositifs».  

Dans son livre, Jonathan Van Nees évoque également l’agression sexuelle qu’il a subie alors qu’il était plus jeune, son addiction aux drogues et l’homophobie à laquelle il a été confrontée. 

«Il est difficile pour moi d’être aussi ouvert que je le voudrais quand il y a certaines choses que je n’ai pas partagé publiquement. Ce sont des problèmes qui méritent d’être discuté», a-t-il cependant confié au New York Times

«Écrire mon livre et partager mon histoire avec vous est la plus belle des opportunités que j’ai jamais eue. (...) Je suis soulagé de pouvoir parler ouvertement des choses qui ont contribué à mon expérience de vie», a écrit le coiffeur professionnel sur Instagram le jour de la sortie de l’article du quotidien avec une rare photo de lui au naturel.