Les 17, 18, 19 et 20 octobre

La Braderie de mode québécoise d'octobre 2019

André-Constantin Passiour
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BRADERIE DE  MODE QUÉBÉCOISE

Les 17, 18, 19 et 20 octobre prochain, le Marché Bonsecours du Vieux-Montréal accueille la 50e édition de cette Braderie de mode québécoise et ses 25 ans par la même occasion. Débutée en 1994 avec une centaine de clients, cet événement mode attire maintenant jusqu’à 45 000 visiteurs à chaque semestre. Les visiteurs pourront se procurer les créations de plus de 130 designers, créateurs, etc., du vêtement aux bijoux en passant par du maquillage et des accessoires. Si on retrouve des jeunes comme Markantoine Lynch-Boisvert, les Marie St-Pierre, Muse, et d’autres encore sont bien présents encore aujourd’hui.

 

Braderie

 «Il y a 25 ans, on était six ou sept designers et créateurs, on logeait au Centre d’entreprise et d’innovation en mode, sur la rue Prince, on a poussé nos machines contre les murs pour faire de la place et on a fait une vente. Environ 100 personnes se sont présentées. Le Centre a vu alors qu’il y avait du potentiel et a pris en main l’événement durant cinq ans d’affilée. Mais cela ne fonctionnait plus et un jour on m’a demandé si je ne voulais pas m’en occuper. J’avais déjà une petite boutique au Marché Bonsecours puisque j’étais moi-même designer à l’époque. Alors j’ai plongé, j’ai dit oui ! J’ai pris une chance parce que le milieu est très turbulent et nous voici donc, 25 ans plus tard, avec plus de 1,4 M de personnes qui nous ont visité», évoque Anne de Shalla, la présidente de la Braderie de mode québécoise. 
 
«C’est fou quand on y pense que de faire un tel événement nullement commandité ou financé par le gouvernement, poursuit Anne de Shalla. Ici, c’est de l’autofinancement et chaque édition était un défi en soi, c’est beaucoup de travail, mais c’est passionnant à la fois.»
 
Entre 60 et 150 signatures québécoises participent à chaque édition, écou-lant échantillons et surplus d’inventaire à prix réduits jusqu’à 80%. Ce qui est quand même très bien considérant que toute la production s’en est allée en Asie. «On a connu l’âge d’or de la mode, avec les Jean-Claude Poitras et tant d’autres, poursuit la présidente de la Braderie. C’est certain qu’on n’y reviendra pas, mais il y a des gens, des passionnés, qui y croient encore à la mode québécoise. C’est plus difficile, on ne se le cachera pas…»
 
Cette fois-ci, les gens trouveront, entre autres, Pajar qui s’est rajouté avec ses bottes, ses souliers et ses manteaux, des produits cosmétiques et une toute nouvelle ligne pour enfants. Il y aura aussi une aire de détente pour permettre aux clients de se reposer.
 
Comme vous le savez peut-être, à part Montréal et Québec, la Braderie s’est invitée aussi dans la région de Gatineau, au Hilton du Lac-Leamy pour être plus exact. Cependant, Anne de Shalla et sa petite équipe ont les yeux rivés sur Toronto ! «C’est l’un des objectifs pour les 25 prochaines années, souligne-t-elle. Toronto sera notre cheval de bataille. C’est à développer. Mais ça prend du soutien. Si on vend l’idée, je pense que le gouvernement du Québec nous appuiera. Évidemment, il y a aussi la cause environnementale qui nous préoccupe pour les années à venir.»  
 
Au Marché Bonsecours,
350, rue Saint-Paul Est ou encore 325, rue de la Commune Est, 
Vieux-Montréal (métro Champ-de-Mars). 

Jeudi et vendredi, de 10h à 21h,
et samedi 
et dimanche, de 10h à 18h.