15 octobre

Débat des candidats sur les enjeux LGBTQ

Denis-Daniel Boullé
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À l'invitation de l'Institut Simone de Beauvoir de Beauvoir de l'Université Concordia, du Conseil québécois LGBT et de quelques groupes communautaires LGBT, un débat entre des candidats aux élections fédérales (du 21 octobre), se tiendra le 15 octobre prochain à 19h30 à la John Molson School of Business de Concordia et qui demandera aux candidats de se prononcer sur différents enjeux et défis des communautés LGBTQ2S+.  

Seront présent.es à ce débat deux candidats dans Laurier Ste-Marie, Michel Duchesne du Bloc québécois (BQ), Stephen Guilbeault du Parti libéral du Canada (PLC), Juan Vazquez dans Laurier-Dorion pour le Parti vert du Canada(PVC)et Andrea Clarke dans Outremont pour le Nouveau parti démocratique (NPD). 

«Nous n'avons pas eu de réponse du Parti conservateur du Canada (PCC), commente la Directrice du Conseil québécois LGBT, Marie-Pier Boisvert, et nous n'avons pas invité le Parti populaire du Canada (PPC) de Maxime Bernier. 

La soirée sera animée par Karine Myrgianie Jean-François qui jouera aussi le rôle de modératrice. Les thèmes qui seront abordés et sur lesquels les candidats devront se prononcer ont été choisis en collaboration avec le Conseil Québécois LGBT, la Fondation Émergence, le Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ), la Coalition des familles LGBT et la Coalition jeunesse. 

Les thèmes retenus sont nombreux. «Bien évidemment, il y aura une question sur le financement des organismes communautaires, énonce Marie-Pier Boisvert, mais aussi l'interdiction des thérapies de conversion, les personnes intersexes, la situation de l'itinérance surtout de jeunes LGBTQ, le travail du sexe, la discrimination des personnes séropositives pour le don du sang, la question de l'immigration et des réfugié.es LGBTQ, les violences sexuelles, et la gestation pour autrui (GPA), on a essayé de couvrir le maximum d'enjeux».

Si la plupart des partis, dont des représentant.es seront présents lors des débats sont ouverts face aux réalités LGBT, ce sont souvent dans les détails et surtout de la place dans leur agenda de ces réalités que la différence se fera. 

Quant au Parti conservateur, son silence est avant tout stratégique. Face à un électorat qu'il cherche à courtiser, il ne souhaite pas devoir se prononcer sur des enjeux sur lesquels l'ensemble de ses membres s'opposerait et donc de faire des vagues. 

 

DÉBAT: Le 15 octobre prochain à 19h30 à Salle MB9C de la John Molson School of Business de Concordia