WorldPride 2023

Sydney organisera le WorldPride de 2023

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La candidature de Montréal n’a malheureusement pas été retenue pour l’organisation du WorldPride de 2023 qui aura lieu finalement à Sydney en Australie. Trois villes étaient en lice pour cet événement international d’envergure et l’organisation InterPride a annoncé dimanche matin le nom de la ville gagnante lors de son assemblée générale annuelle à Athènes en Grèce.

L’organisme responsable de la candidature de Sydney (le Sydney Gay and Lesbian Mardi gras) s'est évidemment réjouit de la nouvelle :

«C'est une victoire majeure pour Sydney, l'Australie et la région de l'Asie-Pacifique. Amener le WorldPride en bas du globe (down under) signifie que nous pourrons célébrer et mettre en lumière les défis auxquels fait face la communauté LGBTQ de la région», a commenté l'organisme sur sa page Facebook.

Cette edition du WorldPride aura lieu du 24 février au 4 mars 2023. Elle soulignera, entre autres, le 45e anniversiare du Mardi Gras de Sydney et le 50e anniversiare de la première marche de la fierté en Australie.

La candidature de la métropole québécoise était pilotée par Fierté Montréal, forte de son expérience dans l’organisation de la semaine de la Fierté en août qui attire des milliers de personnes à Montréal, autant des gens de la communauté LGBTQ que des touristes et des familles. En 2019, la semaine de la Fierté a accueilli 3,4 millions de visiteurs, selon les organisateurs, pour des retombées économiques estimées à plus de 15 millions.

Sur place à Athènes, le président fondateur de Fierté Montréal, Éric Pineault, a reconnu, par communiqué, qu’il ne s’agit pas du dénouement souhaité :

« Il va sans dire qu’il s’agit pour les bénévoles, le conseil d’administration, les employé.e.s et bien sûr moi-même, d’un résultat que nous souhaitions différent. Cependant, nous sommes extrêmement fier.ère.s de la candidature que nous avons présentée devant plus de 450 membres d’InterPride, faisant ainsi connaître davantage au monde entier les particularités et l’ouverture exceptionnelle d’une des villes les plus accueillantes envers les communautés de la diversité sexuelle et de genre. Le projet que nous avons présenté est fondé sur l’importance de mettre en place des actions visant à faciliter ainsi qu’à collaborer à l’organisation de Fiertés dans le monde francophone, un besoin criant que nous ne cesserons de mettre de l’avant. Nous félicitons chaleureusement l’équipe de Sydney pour sa victoire, ainsi que la ville de Houston, aux États-Unis, pour sa forte candidature. »

Sur la vidéo de la candidature de Montréal, Fierté Montréal  avait mis le paquet pour démontrer l’ambiance conviviale qui règne à Montréal lors des festivités estivales, laissant autant la place au français qu’à l’anglais. La vidéo promotionnelle de près de 4 minutes se termine sur une brève apparition de la chanteuse Céline Dion enveloppée d’un drapeau de la fierté. 

Bien qu’il ne s’agisse pas du résultat escompté, M. Pineault a profité de l’occasion pour « féliciter chaleureusement l’équipe de Sydney pour sa victoire, ainsi que la ville de Houston, aux États-Unis, pour sa forte candidature ».

C’est la deuxième fois que Sydney ravit à Montréal l’organisation un événement LGBTQ majeur. En 1997, Sydney (dont c’était la 3e tentative) remportait sur Montréal la candidature des Gay Games de 2002. 

D’ailleurs, loin de baisser les bras, Éric Pineault, a assuré que tous les efforts avec les partenaires de Fierté Montréal n’ont pas été faits en vain puisque l’organisation «entend poser sa candidature à nouveau dans un avenir rapproché, et ainsi permettre la tenue d’un WorldPride en territoire francophone».

Devant deux candidatures de qualité, on peut regretter que les dirigeants d’Interpride n’ont pas pris la décision ou émis la possibilité d’octroyer le WorlPride de 2025 au second choix, un peu à l’instar du Comité International Olympique qui a décidé, en 2017, d’attribuer (bien que cela n'était pas prévu) non seulement les Jeux Olympiques de 2024 (à Paris), mais aussi ceux de 2028 (à Los Angeles). 

L’effort de mobilisation et de recherche de partenaires est si grand qu’on aurait gagné en efficacité.