Fraude sur les applis de rencontres

Une entreprise de cybersécurité met en garde contre une nouvelle arnaque sur des applis

Yannick LeClerc
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Une entreprise de cybersécurité irlandaise a alerté les utilisateurs de Grindr et des autres applis de rencontres d’une nouvelle arnaque qui sévissait sur l’appli de rencontres. Et elle est particulièrement perverse...

Voici qui pourrait en refroidir plus d’un dans ses recherches de rencontres via des applis la célèbre application de rencontres. ESET, une entreprise spécialiste de la cybersécurité, a alerté les utilisateurs de Grindr suite à une nouvelle arnaque qui s’est développée sur l’application de rencontres.

Plusieurs utilisateurs québécois de Grindr ont d’ailleurs fait remarquer à l'équipe de Fugues l’existence de ce strattagème au cours des dernières semaines. Cette arnaque particulièrement rodée, et pernicieuse utilise la sécurité comme argument. 

Comme toutes les arnaques qu’on peut trouver sur ce genre d’application de rencontres, les utilisateurs de Grindr reçoivent d’abord des messages d’un profil présentant un gars particulièrement attirant. Ce dernier prétend avoir été victime d’une attaque homophobe, et envoie même des photos de ses blessures supposées, avant de demander à l’utilisateur s’il possède ce qu’il appelle une  approbation « LGID ». Selon les arnaqueurs, cette « LGID » serait une pièce d’identité qui permettrait de savoir si un utilisateur de Grindr n’a pas de casier judiciaire, en particulier en rapport avec des actes violents. Il envoie alors un lien vers un site sur lequel l’internaute peut s’inscrire pour obtenir cette « preuve » qu’il est blanc comme neige… moyennant un paiement de 5$ et des informations personnelles permettant la soi-disant vérification.

L’organisme opère sous différents noms. Outre LGID, on la retrouve aussi sous Adult Sex CommunityClick ConnectLGID Official et Lesbian, Gay, Bi, Trans, Queer Anti Offender Screening System. Sur chacun des sites, on prétend que la moitié des bénéfices sont reversés à la Fondation de la Communauté des Victimes de Harcèlement (HVCF) (une organisation qui, évidemment, n’existe pas) et affirme que l’organisme est une « ressource publique sans précédent qui fournit à tous un accès aux données relatives aux agresseurs sexuels ». Il explique aussi que cette avancée en matière de sécurité a été rendue possible grâce à « un partenariat entre les départements de la Justice d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud, d’Asie, d’Australie, d’Afrique et d’Europe, ainsi que des gouvernements tribaux, qui travaillent ensemble pour la sécurité de chacun ».

Une fois que les victimes ont rentré leurs informations de carte de crédit, ce ne sont pas 5 mais plus de 100 $ qui leur sont automatiquement prélevés. Le spécialiste de la cybersécurité qui révèle cette arnaque tient aussi à mettre en garde : il y a eu « d’autres abus avec des cartes de crédit, et les informations privées des utilisateurs pourraient être utilisées pour les faire chanter dans un avenir proche ou pour se créer une identité à votre place. »

Soyez donc extrêmement vigilants avec tous les liens que l’on vous envoie, sur Grindr, Scruff ou ailleurs.