Europe

Dans l’Est de l’Europe, l’homophobie d’État progresse

Yannick LeClerc
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L'homosexualité est légale dans tous les États membres, tandis que la discrimination à l'embauche est bannie depuis 2000. Cependant, en Tchétchénie, selon la classe dirigeante «l'homosexualité n'existe pas» et quelques pays d'Europe de l'Est prennent des mesures anti-LGBT.

La question des droits LGBT devient un nouveau sujet de mésentente entre certains pays d’Europe de l’Est et le Parlement européen qui s’est penché, sous l’impulsion de l’Intergroupe LGBTI, sur mesures discriminatoires prises en Pologne.

Depuis le début de l’année, 87 provinces, comptés et municipalités ont ont créé des “zones sans LGBT” qui se veulent libérées de l’idéologie LGBT. Cette initiative a été prise par Droit et Justice (PiS), le parti ultra-conservateur catholique, majoritaire en Pologne. Le Parlement européen doit voter une résolution sur ces zones lors de sa séance plénière du 11 décembre prochain.  Terry Reintke, la co-présidente de l’Intergroupe LGBTI, a déclaré : «Nous ne pouvons pas laisser cette haine anti-LGBT se développer davantage en Pologne.»

La Hongrie juge l’Eurovision trop «gai»

Autre exemple, la Hongrie a décidé de ne pas participer au concours de l’Eurovision 2010 qui se déroulera aux Pays-Bas parce que la compétition est «trop gai». Si le pays se défend de promouvoir une attitude homophobe, son Premier ministre, Viktor Orban, est connu pour sa politique de «la famille d’abord», et déclare souvent, que le mariage doit être “entre un homme et une femme”.

Plusieurs polémiques ont éclaté dans le pays au sujet de contenus présentant des exemples de diversité. En août dernier, une publicité de Coca-Cola présentant un couple homosexuel avait subi une campagne de boycott.