Caraïbes

La lutte contre l'homophobie s'organise dans les Caraïbes

Chantal Cyr
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Des représentants ont participé, le 20 novembre, à la conférence régionale Amérique Latine/Caraïbe de lutte contre l'homophobie et la transphobie, en Colombie. Ils étaient invités par l'Ilgalac, Association internationale des gais, lesbiennes, bi et trans en Amérique Latine et Caraïbe.

Steven Kuzan (délégué territorial du Refuge Guyane), Celine Faure (présidente de Kap Caraïbe, Martinique), Moise Manoel (doctorant à l’université des Antilles et militant au sein de Gay Attitude en Guyane) ont participé le 20 novembre, à Bogota (Colombie), à la conférence régionale Amérique latine/Caraïbe de lutte contre l'homophobie et la transphobie.

C'est la première fois que des Ultramarins sont invités par l'Association internationale des gays, lesbiennes, bi et trans en Amérique Latine et Caraïbe (llgalac). Les trois militants ont notamment rencontré Victor Madrigal-Borloz, l'expert indépendant de l'ONU sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre, qui est le plus haut fonctionnaire international en charge des questions LGBT. L’objectif de cette réunion était d'établir des liens avec l'Outre-mer français car l’Ilgalac n’en disposait pas jusque-là. 

« Il y a beaucoup d’enjeux communs comme la lutte contre l’homophobie et la transphobie dans l’espace caribéen, explique Thibault Boucher, membre de la délégation française, la lutte contre le VIH, les réfugiés haïtiens qui fuient l’homophobie en Haïti et viennent en Guyane… » 

Il s'agit encore de permettre aux Ultramarins de rencontrer l’expert indépendant de l’ONU afin qu’il leur présente les actions mises en œuvre et les moyens dont il dispose pour les aider. Les militants peuvent ainsi transmettre des éléments sur leurs territoires pour qu’ils soient intégrés aux rapports thématiques ou même dénoncer des violations de droits fondamentaux par l’État.

À terme, il s'agirait d'organiser une session francophone Outre-mer/Haïti de cette conférence, voire envisager des coopérations entre militants ultramarins et haïtiens pour venir en aide aux victimes de l'homophobie dans ces territoires.