Homicide

Une militante transgenre de Toronto victime d'un homicide

Chantal Cyr , La Presse Canadienne
Commentaires

Julie Berman, 51 ans, est morte le 22 décembre dernier, après une agression présumée dans une résidence du centre-ville de Toronto.

Des amis lui ont rendu hommage le vendredi 27 décembre, se souvenant d'elle comme d'une grande militante pour les droits des personnes transgenres et d'une voix forte qui dénonçait la violence dans sa communauté.

Selon la police, Julie Berman est morte après avoir subi une blessure à la tête, aurait été causée par une arme.

Colin Harnack, un Torontois de 29 ans, qui avait été arrêté sur les lieux de l'agression présumée, est accusé de meurtre au second degré dans cette affaire.

Elle dénonçait la transphobie et faisait de la sensibilisation (entre autres via le 519 de Toronto) pour qu'il y ait une meilleure acceptation de la communauté LGBTQ, a affirmé son amie Davina Hader en entrevue.  

«Julie a souffert de la violence dans le passé. Il est important de se souvenir de son engagement à parler ouvertement de ce qui se passe dans la communauté trans et de sa capacité à défendre les droits de ses membres», a dit Olivia Nuamah, la directrice générale de Pride Toronto.

Susan Gapka a connu Julie Berman à travers divers événements communautaires comme la Journée du souvenir trans, qui célèbre et honore la vie des personnes identifiées trans qui sont mortes de transphobie, de crimes haineux, d'une maladie, de la toxicomanie, par suicide ou ont été assassinées. «Nous avons été sur la même plateforme pour dénoncer la violence», a-t-elle dit.

Sur Twitter, le ministre des Finances du Canada et député fédéral de Toronto Centre, Bill Morneau, lui a aussi rendu hommage en affirmant que «Julie Berman était une cheffe de file pour la communauté LGBTQ2 de Toronto et une amie bien-aimée pour beaucoup. Elle nous manquera et nous nous souviendrons d'elle.» 

Avec les informations de La Presse canadienne