Du 26 au 29 février pour Genderf*cker

Quand le théâtre bouscule nos visions du monde

Denis-Daniel Boullé
Commentaires

Ayant vu deux fois GENDERF*CKER, lors de sa création au ZH festival en août 2018, dans sa version longue puis à l’Espace Wilder dans le cadre du FTA 2019, dans une version plus courte, l’émotion était au rendez-vous. Loin de tout discours, ce sont nos émotions que Pascale Drevillon vient réveiller, nous questionner sur nos regards qui sans même en être conscients sont limités par des œillères.

Avec GENDERF*CKER, nos œillères s’effritent doucement, lentement jusqu’à disparaître. Et dans la fluidité du genre, nous nous rendons compte que malgré nos inscriptions dans la norme, nous sommes nous aussi traversés, si nous sommes un peu attentifs à nous-mêmes, par cette question. Homme, femme, ou les deux, où nous situons-nous profondément une fois les oripeaux de la norme démystifiés. Brillante, Pascale Drevillon nous présente un spectacle sans concession, d’une grande et généreuse honnêteté. Attention, on ne ressort pas indemne de GENDERF*CKER, entendre que l’on respire d’un seul coup plus facilement, que l’on se sent plus libre, que l’on subit avec grâce et par le talent de Pascale Drevillon, une transformation intérieure salutaire.
 
GENDERF*CKER  de et par Pascale Drevillon, du 26 au 29 février 2020. Mise en scène, de Geoffrey Gaquère