Jusqu'au 12 mars

Tom Na Fazenda, un sensuel Tom à la ferme

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Usine-c.com

On oublie parfois que la dramaturgie québécoise se retrouve sur des scènes étrangères adaptées dans de nombreuses langues. On l’oublie parce que nous n’avons pas la chance de les voir un jour présentées au Québec. Avec Tom Na Fazenda, le Tom à la ferme de Michel Marc Bouchard dans une production brésilienne, le succès magistral remporté lors du Festival Trans Amérique 2018, a convaincu la directrice artistique de l’Usine C, Danièle de Fontenay, de l’inscrire dans la programmation régulière. Un peu plus d’un an et demi plus tard, c’est fait.

À l’origine, le désir de Michel Marc Bouchard, séduit par cette production qui a remporté plus de 24 prix au Brésil dont celui du meilleur spectacle (Bolsonaro doit être moins séduit), en parle au directeur artistique du FTA, Martin Faucher, pour que la pièce fasse partie du festival. «J’ai toujours eu le désir de voir des pièces québécoises adaptées à l’étranger se retrouver sur une scène d’ici», commente Michel Marc Bouchard qui revient tout juste de Grèce où il a assisté à un Tom en Grèce… en grec. «Plusieurs fois, cela a failli marcher, avec une production japonaise des Feluettes, ou encore une production mexicaine des Muses orphelines, mais avec Tom à la ferme, on a pu réaliser ce rêve.»
 
Tom à la ferme a été traduite et jouée dans différents pays, en Allemagne, en Ukraine, en Argentine, en Grèce, mais c’est la production de Rio qui, pour reprendre l’expression du dramaturge, fut un choc. «Rodrigo Portella, le metteur en scène, a fait sienne cette histoire en l’immergeant dans la culture brésilienne. Et c’est vraiment une incarnation dans la chair qu’il a réalisé avec les comédiens, continue Michel Marc Bouchard. On y retrouve la chaleur, la moiteur, la sensualité du Brésil mais aussi celles des corps, d’autant que la mise en scène est très dénudée, il n’y a donc que l’expression des corps et des voix, un travail impressionnant, remarquable, et suite à ce coup de foudre, je voulais que l’on découvre cette création à Montréal.»
 
Lors du FTA 2018, les trois soirs où Tom Na Fazenda a été présenté, les ovations ont été très longues, comme quoi Michel Marc Bouchard ne s’était pas trompé, lui qui signe les surtitres en français. Si vous avez vu la pièce, puis le film de Xavier Dolan, nul doute que la version en brésilien sera de nouveau un coup de poing théâtral inoubliable.
 
Tom Na Fazenda, Du 3 au 12 mars, à l’Usine C