Religion

L'Eglise anglicane s'excuse pour ses déclarations sur le sexe en dehors du mariage hétérosexuel

Yannick LeClerc
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l’archevêque de Canterbury Justin Welby et l'archevêque d'York John Sentamu.
Photo prise par © l’archevêque de Canterbury Justin Welby et l'archevêque d'York John Sentamu.

L'Eglise anglicane s'est excusée vendredi pour avoir créé la «division et la souffrance» en affirmant que les relations sexuelles ne devaient avoir lieu qu'au sein du mariage hétérosexuel.

«Nous nous excusons et prenons l'entière responsabilité de la déclaration de la semaine dernière qui, nous le reconnaissons, a mis en péril la confiance» en l'Eglise, ont affirmé dans un communiqué ses deux plus haut dignitaires, l’archevêque de Canterbury Justin Welby et l'archevêque d'York John Sentamu.

Dans une déclaration transmise le 22 janvier au clergé britannique, l'Église avait affirmé que «toute relation sexuelle en dehors du mariage hétérosexuel est considérée comme l'échec de la volonté que Dieu a pour les êtres humains», déclenchant la colère des croyants gais ou de ceux unis par un pacte civil.

Le document était chargé de clarifier la position de l'Église anglicane après un changement de législation au Royaume-Uni, qui autorise depuis le début de l'année les couples hétérosexuels à conclure un pacte civil, alors qu'il était réservé depuis sa mise en place en 2005 aux seuls couples de même sexe.

Définissant le mariage comme «la relation entre un homme et une femme« en vue de «la procréation d'enfants», le texte affirmait par ailleurs que les pactes civils ne devaient être rien de plus que des «amitiés abstinentes».

«Nous sommes vraiment désolés et nous reconnaissons la division et le mal que cela a pu causer», ont ajouté les numéros 1 et 2 de l'Église anglicane anglaise.

L'institution ne permet pas le mariage homosexuel, mais elle autorise les membres de son clergé à contracter un pacte civil avec une personne du même sexe, à condition qu'ils restent abstinents.