Le sommet francophone pour la santé des hommes de RÉZO

SMASH pour faire le point

Denis-Daniel Boullé
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Photo prise par © 2e édition de SMASH, les 6 et 7 mars dernier

Deuxième édition pour SMASH organisé par RÉZO. Un sommet francophone pour la santé des hommes GBT2Q (SMASH) pour faire le point sur la recherche, parler des études en cours dans le but d'améliorer la santé physique et mentale des GBT2Q.  Au menu, des conférences et des ateliers s'étendant cette année sur une une journée et demi, réunissant les principaux organismes et chercheur.es dans le domaine au Québec. 

SMASH est avant tout une rencontre destinée à toutes celles et à tous ceux qui travaillent auprès de la clientèle GBT2Q dans le partage des meilleures pratiques et pour se maintenir au courant des différentes recherchées menées par des chercheur.es et des étudiant.es dans le domaine. Ainsi une réflexion sur le travail d'enquête auprès d'une clientèle visée change les paradigmes des entrevues menées pour compléter des questionnaires. Pour une recherche sur la stigmatisation des personnes avec le VIH (PVVIH), les chercheurs ont fait appel à des pair.es pour mener les entretiens, c'est-à-dire par des personnes vivant avec le VIH. Le but, installer plus facilement un climat de confiance entre le répondant et celui ou celle qui menait l'entrevue.

Un moment fort de ces deux jours a été le témoignage de deux hommes qui sont en train de se sortir de d'une dépendance au crystal meth. Les difficultés qu'ils ont rencontrés tout au long de leur descente aux enfers et la très lente remontée, rechutes comprises, pour enfin reprendre le contrôle de leur vie. L'entourage est nécessaire, aussi bien les professionnels de la santé, que le réseau social et familial pour briser la solitude dans laquelle ils se sont retrouvés, d'où le titre de leur intervention Ça prend un village. Alex et Jean-Séb ont déploré toutefois que beaucoup de professionnels de la santé n'était pas à la fine pointe quant au traitement de la dépendance au crystal meth qui présente des différences notables face à d'autres dépendances comme la cocaïne par exemple. En somme, la nécessité de retrouver un lien social est l'affaire de tous. Les deux hommes sont actuellement en réflexion à savoir de créer un lieu où les consommateurs de crystal meth pourraient se rencontrer et discuter ainsi sans jugement avec d'autres de leur expérience et des avenues possibles pour tenter de décrocher.

Les HARSAH noirs aussi ont été évoqués par Vincent Mousseau pour mieux intervenir auprès d'eux, tout comme l'étudiant chercheur Khaled Kchouk qui s'intéresse au racisme sexuel et les exclusion sur les sites de rencontre. Comment Bien sûr, il a été questions des hommes trans et des personnes non-binaires dans l'accès aux soins de santé, tout comme il a été question de la bisexualité, par le témoignage d'un homme bi.

Il a été question au cours de ces rencontres de la santé sexuelle des GTB2Q avec bien évidemment la promotion et l'accessibilité à la PrEP (Prophilaxie pré-exposition sexuelle), compte tenu du fait que de nombreux professionnel.les de la santé ne sont pas encore bien informé.es d'où la nécessité d'un partenariat interprovincial pour augmenter l'accèes à la PPE (prophilaxie post-exposition) et à la PREP.

On sait aussi que la santé sexuelle est indissociable de la santé mentale, comme de parler de suicide chez les personnes LGBT Q2S, et d'apprendre à prendre soin de soi pour une meilleure qualité de vie.

Si SMASH s'adresse en particulier aux professionnel.les et aux intervenant.es qui travaillent auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec hommes (HARSAH), les questions soulevées, les résultats d'études, les stratégies mises en place nous concernent tous et toutes, que l'on soit ou non séropositifs, utilisateurs de drogues, ou appartenant à un groupe encore plus marginalisé.