Younes El Moustir

Être courtier immobilier, c’est être un entrepreneur

André-Constantin Passiour
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YOUNES EL MOUSTIR
Photo prise par © YOUNES EL MOUSTIR

Younes El Moustir a 27 ans et, malgré son jeune âge, il est courtier immobilier depuis déjà cinq ans, affilié à la bannière RE/MAX. Jeune entrepreneur, il a bâti lui-même son équipe qui compte maintenant trois autres personnes, dont deux adjointes et un autre courtier. «Être un courtier immobilier, c’est comme être un travailleur autonome, tu es une entreprise à toi tout seul», dit-il. Aujourd’hui, il fait cela par passion et ne se voit pas faire autre chose comme profession, «à moins que je n’ais plus la flamme pour çà», évoquera-t-il en entrevue.

Pourtant, ayant étudié en communications et en finance, Younes El Moustir ne se destinait pas tout à fait à devenir courtier immobilier RE/MAX. Mais alors, que c’est-il passé ? «Je travaillais en gestion de portefeuille à la Banque Nationale, mais je n’étais pas très content de ce travail. Alors un de mes amis m’a parlé qu’il était en train d’étudier pour devenir courtier. Et m’a dit que je pouvais moi aussi le faire si je le voulais. À ce moment-là, je réévaluais mes différentes options pour trouver peut-être autre chose ailleurs qu’à la banque. J’ai commencé à étudier en courtage le soir, au Collège LaSalle et, de jour, je gardais mon emploi. En fait, être courtier c’est beaucoup plus complexe qu’on ne le pense. Après un an d’étude et l’examen final, je suis devenu courtier immobilier», explique Younes El Moustir. Et il y a aussi la formation en continue.

«Ce n’est pas si simple que ça devenir courtier immobilier, poursuit-il. Lorsque j’ai fait mon cours, nous étions une vingtaine. Maintenant, de ceux qui étaient avec moi, il ne reste que deux courtiers. Et encore, ici, c’est un an, mais en Ontario, le cours dure trois ans. Il y a beaucoup de matière à connaître que de simplement vendre des maisons. Il y a tout l’aspect légal, la protection, les assurances, le service à la clientèle. Mais il faut aussi rassurer les gens que tout ira bien et prendre en charge certaines démarches…»

 

Et après les études, il faut se lancer en affaires, rentrer dans le marché, il faut trouver la clientèle, se faire un nom et une réputation, etc. «Non, ce n’est pas si facile que ça, dit-il. Pour commencer une carrière en immobilier, il faut au minimum 25 000$. J’ai utilisé ce que j’avais. Je me suis auto-financé. Mais être courtier, dépend de la personnalité de chacun, il faut aimer travailler auprès du public. Dans ce métier-là, j’ai l’impression de réaliser bien plus que si j’étais un employé dans une entreprise. Mais il faut de la flexibilité. Il faut avoir une certaine liberté financière, c’est important pour moi et pour ma famille que je soutiens.»

Né au Maroc, Younes El Moustir est arrivé au Québec en 2002. Lorsqu’il parle de «soutenir» sa famille, c’est naturel pour lui. C’est dans la culture marocaine et même méditerranéenne que de s’occuper de ses parents. «Étant aussi autonome, je n’ai pas de fonds de pension ou d’avantages sociaux, c’est-à-dire que c’est moi qui doit bâtir mon propre fonds de retraite pour moi et assurer celui de mes parents», affirme-t-il d’une voix enjouée.

Mais alors, comment on fait quand on n’a pas de salaire de base et des revenus fixes ? «Il faut rouler, trouver la clientèle et il faut soi-même investir et faire des revenus et se verser un salaire», de souligner ce jeune homme.

Et comment ça marche alors lorsqu’on est affilié à RE/MAX ? «Être un courtier immobilier associé à une bannière, c’est un peu comme être un ‘’franchisé’’. On paie un montant fixe par mois pour utiliser la bannière et, ensuite, on verse un pourcentage des ventes réalisées durant le mois. Dans mon cas à moi, je suis incorporé, c’est plus facile du point de vue fiscal, mais la plupart des courtiers ne le sont pas, surtout que j’ai un bureau avec une équipe. Et puis il faut travailler avec des photographes professionnels, les ‘’spécialistes de home staging’’, etc. Je suis heureux de travailler en équipe.»

Ouvertement gai, Younes El Moustir a maintenant l’avantage d’œuvrer dans le secteur de Ville-Marie, soit dans le quadrilatère de Berri à Papineau, et de Sherbrooke jusqu’aux environs du fleuve. Bien sûr, il ne le crie pas sur tous les toits qu’il est gai. «Je travaille beaucoup avec la clientèle LGBT, mais pas uniquement... et les gens sont plus ouverts qu’auparavant, estime-t-il. Qu’ils soient hétéros, qu’ils soient gais, les gens veulent que le courtier soit efficace, professionnel et qu’il soit à leur écoute et qu’il voit ce qu’ils recherchent vraiment. Aujourd’hui, j’ai le loisir de choisir ma clientèle. Mais, peu importe l’orientation sexuelle de la personne, ce qui me rend content, c’est tout le processus que cela implique…»

Avec une équipe de quatre personnes, Younes El Moustir consi-dère qu’il est dans une équipe «moyenne». «Dans le milieu, par exemple, il y a Georges Bardagi (RE/MAX du Cartier), il a autour de lui un personnel de 15 personnes, donc c’est une grosse équipe.» Alors, y a-t-il l’ambition d’évoluer au point d’avoir autant d’employés ? «Pour l’instant, je suis très heureux de cette situation-là, on verra…», dit le charmant Younes El Moustir. 

Younes El Moustir | Courtier immobilier résidentiel Re/max Dynamique

Tel: 514 961-8660 equipeelmoustir.com