INTERLIGNE : hausse des appels

Le stress du confinement chez les personnes LGBTQ2S+

Denis-Daniel Boullé
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Les mesures des autorités sanitaires nous enjoignant de rester chez nous changent grandement nos habitudes. Entres autres, les rencontres et les sorties avec les ami.e.s, les soupers au restaurant. Les lieux habituels, comme les bars, les cafés sont fermés, les parcs déconseillés, les regroupements aussi. Pour certains et certaines, ce changement radical passe par une période d’adaptation plus ou moins facile.

Si pour certaines et certains de se retrouver seul.es chez soi est vécu avec sérénité, pour d’autres cet enfermement obligatoire peut générer du stress, des symptômes d’anxiété et de dépressions. Comment alors prendre soin de soi, de s’occuper de soi, quand ce qui faisait notre quotidien nous est d’une certaine façon interdit. 

On souhaite que les ami.e.s que l’on retrouvait autour d’une tasse de café, chez soi ou à l’extérieur donnent de leurs nouvelles par téléphone ou via les réseaux sociaux, mais cela ne remplacera jamais tout à fait le contact avec une personne en chair et en os. Et cet éloignement des proches peut devenir dans certains cas insoutenables. 

Interligne (anciennement Gai Écoute) a depuis le 14 mars dernier pris les devants pour répondre aux appels ou aux courriels de celles et ceux qui recherchent une écoute et peut-être des conseils pour passer à travers cette mauvaise période. « Depuis les derniers jours, nous avons un accroissement des appels de 20 à 30%, constate Pascal Vaillancourt, directeur général d’Interligne et, de tous les appels reçus, un tiers ont un lien avec la Covid-19, nous avons donc dû depuis plus de 15 jours mettre en place un plan d’action sachant que face à ce que nous vivons les appels seraient beaucoup plus nombreux ». 

Les bénévoles font face à de nouvelles situations auxquelles ils et elles doivent répondre. « Un jeune gai a appelé Interligne parce qu’il venait de faire sa sortie du placard à sa famille qui ne l’a pas bien pris, mais avec laquelle il doit cohabiter en ce moment pour respecter le confinement, témoigne Pascal Vaillancourt. Ou encore une personne trans en attente d’une chirurgie de réassignation qui a été reportée parce que considérée comme non-urgente. Elle attendait cette chirurgie depuis longtemps et elle accepte difficilement ce report ». 

Interligne est considéré par le gouvernement et les services sociaux et de santé comme un service essentiel, donc qui ne sera jamais fermé pendant la période d’épidémie de la Covid-19. « Nous avons demandé à tous et toutes nos bénévoles de se rendre plus disponible, et la réponse a été super, nous sommes sur le pont depuis pour pouvoir gérer tous les appels ». Comme mesure prise par Interligne pour répondre au mieux aux nouvelles questions qui se posent, celle d’un guide à l’usage des bénévoles. « En fait, c’est un guide sanitaire qui répond à toutes les questions autour de la Covid-19 et réalisé à partir des informations et des données des autorités de santé publique du Québec », conclut Pascal Vaillancourt. 

D’autres mesures seront dans les jours qui viennent mises en places, comme la possibilité pour les bénévoles de recevoir les appels chez elles et eux. Grâce à la technologie, les appels à Interligne pourront être transférés sur leurs téléphones. Et puis pour lutter contre le sentiment d’insécurité, d’organiser via Facebook, des groupes de discussion animés par un ou une bénévole pour 8 à 10 personnes chaque mercredi. Groupe de discussion dont le premier devrait avoir lieu mercredi 25 mars.

Des doutes, des questions, des peurs, de l’anxiété, de la dépression, sachez qu’Interligne est là pour vous répondre.

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