Alma

Une agression homophobe à Alma

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Le site du journal local Le Lac St-Jean relate, dans un article publié le 30 mars, que Marc-André Fortin, un jeune étudiant en théâtre qui était en visite dans sa région natale, a été victime d’une agression à caractère homophobe, le vendredi 13 mars dernier. 

Accompagné de quelques amies, le jeune homme tentait d’entrer peu avant minuit dans un bar lorsque six individus qui se trouvaient à l’extérieur l’ont insulté, bousculé, harcelé et empêché d’y entrer immédiatement. L’altercation aurait duré une quinzaine de minutes — mais a semblé être une éternité pour l’étudiant qui a été blessé au visage pendant les bousculades.

Marc-André Fortin connaissait de vue les six agresseurs, tous âgés dans le début vingtaine,  qui l’ont d’abord insulté verbalement, dénigrant son orientation sexuelle.

Selon la version du jeune homme, plutôt que de lui permettre d’entrer à l’intérieur, les portiers du Lion Bleu auraient plutôt fermé les yeux, en ordonnant au groupe de « continuer leur job à l’extérieur », sur le trottoir.

Marc-André a partagé son histoire sur Facebook non seulement pour dénoncer son agression, mais aussi pour encourager les autres à faire de même. « Lorsque ça arrive, je ne souhaite pas que les victimes se cachent avec la honte d’être homosexuel. Moi, je leur dit : allez-y, dénoncez! », affirme l’étudiant en théâtre.

Et même s’il a reçu une grande vague d’appui en agissant ainsi, il a cependant reçu son lot d’insultes en messagerie privée. «J’ai eu beaucoup de soutient, mais j’ai aussi reçu des messages haineux. Je me suis fait dire d’arrêter de brailler, que la seule solution est d’arrêter les gais, que ce n’était qu’une simple égratignure, que mes agresseurs avaient raison…»

C’est la première fois de sa vie que Marc-André Fortin est perosnnellement confronté à de l’homophobie. 

Le directeur général de l’association des gais et lesbiennes – LGBT du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Daniel Gosselin, rappelle que les histoires de ce genre ne sont pas anecdotiques. « L’association est derrière lui. Il faut le faire, il faut dénoncer, il faut parler, il ne faut pas garder ça dans l’ombre. Porter plainte? Oui, absolument, affirme d’emblée le militant LGBTQ+. Ce n’est pas un cas isolé, malheureusement. Ça arrive encore qu’il y ait des gestes d’homophobie ou même de transphobie quand tu sors dans un bar. »

Source : Le Lac-St-Jean