États-Unis

Les organismes VIH devraient recevoir des millions en vertu du projet de loi de relance américains

L'équipe de rédaction
Commentaires

Après avoir vu leur subventions réduites l’an dernier, les programmes de lutte contre le VIH recevront des fonds substantiels dans le cadre du nouveau plan de relance fédéral pour aider les personnes touchées par le VIH et les retombées de la pandémie de COVID-19.

Selon le site LGBT Washington Blade, le projet de loi sur l'aide économique de 2 billions (2 000 000 000 000) de dollars, approuvé par le Congrès américain et promulgué par Donald Trump la semaine dernière, octroie 155 millions de dollars aux programmes de lutte contre le VIH. 

De cette somme, 90 millions de dollars iront aux organisations communautaires de lutte contre le VIH et de 65 millions de dollars pour le soutien au logement dans le cadre du programme Opportunités de logement pour les personnes atteintes du sida. 

Cet argent est bienvenu parce que les organisations de lutte contre le VIH doivent adapter certaines de leurs façons de fournir des services à la suite de l'épidémie de coronavirus, et bien des personnes séropositives souffrent de conséquences économiques, telles que la perte d'emplois et éventuellement la perte de logement, en raison de la pandémie. Il y a aussi le souci que les personnes séropositives qui ne sont pas sous traitement, ne pouvant se l’offrir soient plus sensibles au virus de la COVID-19, leur système immunitaire étant plus sollicité et plus faible.

Rachel Klein, directrice exécutive adjointe du AIDS Institute, a décrit certains changements organisationnels nécessaires dans une interview avec Blade. «Les gens essaient d'éviter inutilement de s'asseoir dans les salles de réunion publiques parce qu'ils ne veulent pas s'exposer potentiellement à un nouveau virus«, a-t-elle déclaré. «Les programmes devront pouvoir être flexibles, trouver des moyens créatifs de s’assurer que les gens pourront toujours obtenir les soins dont ils ont besoin, et cela entraînera certains coûts.» 

Lauren Killelea, directrice des politiques publiques de la National AIDS Housing Coalition, a souligné que les personnes ayant un logement instable sont moins susceptibles d'être sous traitement, ce qui augmente leur risque de COVID-19. 

Les groupes activistes LGBTQ et VIH et leurs alliés au Congrès avaient fait campagne pour l'inclusion du financement VIH dans le projet de loi.