Jusqu’au 27 avril

5 courts métrages LGBT français à découvrir

L'équipe de rédaction
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Jusqu’au 27 avril, la plateforme MyFrenchFilmFestival d’Unifrance propose de découvrir ou redécouvrir plus de soixante-dix court-métrages français gratuitement. Et parmi le lot cinq courts LGBT+ français qui mérite le visionnement.

Confinement oblige, jusqu’au 27 avril, cette plateforme qui fait la promotion du cinéma français propose gratuitement et dans le monde entier une sélection des meilleurs courts-métrages des dix dernières éditions. 

Ceci n’est pas un film de cowboys  de Benjamin Parent (2012)

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Le lendemain de la diffusion télé du Secret de Brokeback Mountain les discussions de quatre collégiens tourne autour du western homosensuel. D’un côté, Vincent (Finnegan Oldfield) fait part de son bouleversement à son meilleur ami Moussa, tous deux aux urinoirs ; de l’autre, Jessica en profite pour poser de nombreuses et maladroites questions à Nadia (Garance Marillier), dont le père est homosexuel. Grâce à un habile montage parallèle des deux discussions, le film de Benjamin Parent parle d’amour, de tendresse, d’homosexualité et d’homophobie. Sélectionné à la Semaine de la critique, il remporte à Cannes la Queer Palm en 2012. 

Le Repas dominical  de Céline Devaux (2015)

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Un dimanche, Jean prolonge son weekend d’ivresse ininterrompu en rejoignant sa famille pour le déjeuner. Un instant parfois tendre et aussi pénible, surtout quand chacun devient sa propre caricature. Et puis Jean est gai, ce n’est pas nouveau, ils le savent tous, et pourtant, chacun se démène par tous les moyens pour lui prouver que non, non, ils n’ont aucun problème avec son homosexualité. Céline Devaux a mis en image cette situation grotesque grâce à son coup de crayon acéré et une animation ingénieuse et comique. Les solutions graphiques de la réalisatrice permettent de traduire au plus juste l’intensité de ce repas dans son amour et sa violence, ainsi que les émotions de Jean, son ivresse et sa lassitude. Le film est célébré par le César du Meilleur Court-métrage d’Animation en 2016.

1992  d’Anthony Doncque (2016)

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Martin, 17 ans, vit seul avec son père qui travaille de nuit. Introverti, il occupe son temps libre à filmer son quotidien avec sa caméra HI8. Un jour, il rencontre Dominique, 23 ans, le nouveau pion de son lycée. Dans ce très doux coming(out) of age film, le réalisateur Anthony Doncque mêle ses archives personnelles filmées à ses 17 ans, (en 1992 !) aux images mises en scène en 2016. Entre journal filmé et autofiction, 1992 accompagne les premiers instants de chair d’un jeune homme solitaire et rêveur. Entre images volées de basketteurs transpirant et premiers baisers le réalisateur décrit tout en pudeur son initiation sentimentale ainsi qu’une relation père/fils aussi bienveillante que compliquée.

Un homme mon fils  de Florent Gouëlou (2017)

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Fred est projectionniste. Il doit se rendre dans le Cotentin pour projeter un documentaire que présente sa sœur. Sauf que c’est un film en argentique et qu’il aurait bien besoin d’être aidé. C’est l’occasion de renouer joyeusement avec son père – lui aussi projectionniste et davantage sensible aux bobines de film. Un homme mon fils est un road-trip père-fils où sur la route, le fossé générationnel amuse autant les spectateurs qu’il agace ses personnages. C’est aussi le récit tendre d’un jeune homme qui est enfin prêt à s’ouvrir davantage à son père, à l’inclure notamment dans son environnement drag. Le film brille autant par son rythme et ses dialogues au cordeau que par la justesse de ses acteurs et le soin apporté à la photographie.

La Traction des pôles  de Marine Levéel (2018)

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Mickaël est éleveur de porcs dans le Grand-Est. Un de ses cochons s’est échappé, il doit le retrouver. C’est aussi l’histoire d’un jeune homme isolé qui manque de tendresse. Dans d’immenses champs de colza, il chevauche son quad et part à la rencontre de mecs trouvés sur des applis, jusqu’au jour où Paul refait surface. Marine Levéel brosse le portrait délicat d’un jeune agriculteur homosexuel, en prise avec ses problématiques professionnelles telles que la conversion à l’agriculture biologique ou encore le recours à la technologie pour sa culture. Avec une palette de couleurs magnifique elle dessine l’environnement social d’un jeune homme qui tente de trouver sa place.

Ces films et plusieurs autres sont à décourvir gratuitement jusqu’au 27 avril 2020 sur https://www.myfrenchfilmfestival.com/fr/