COVID-19

Prendre soin de sa santé psychologique!

L'équipe de rédaction
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La santé à l’heure du Coronavirus peut être un défi. Mais il est possible de rester en bonne santé dans des situations nouvelles et incertaines en prenant soin de soi. Il est également possible de prendre soin des autres quand on va bien.

Comme êtres humains, nous aimons vivre dans des conditions compréhensibles et sûres. Nous voulons comprendre ce qui se passe quand quelque chose nous menace. Lors d’une pandémie comme celle du Coronavirus, nous pouvons reprendre le contrôle. Il est normal que nous nous sentions stressé-e-s, que nous devions en parler tout le temps et que nous soyons anxieux-euses et peu concentré-e-s. D’autant plus que les mesures gouvernementales ont un impact sur notre vie privée et professionnelle.

Pour les membres de nos communautés, ces mesures posent un défi particulier : ceux et celles qui sont jeunes et qui vivent encore chez leurs parents dans un état de mal-être se sentent piégé-e-s. Celles et ceux qui ne peuvent plus se rendre dans leurs lieux de rencontres habituels tels que les bars, les évènements culturels ou les groupes de discussions se sentent rapidement seul-e-s.

C’est parfaitement logique et normal :

  • de ressentir de la tristesse ou de l’anxiété et de manquer de volonté.
  • d’avoir peur du virus.
  • d’avoir du mal à rester à la maison.
  • de se sentir seul-e et d’avoir du mal à supporter l’absence de contacts sociaux et physiques.
  • de s’inquiéter pour sa santé, celle de ses proches ou de son avenir professionnel et financier.

Bien sûr : dans ces moments-là, notre santé psychologique en souffre. 

Nous vivons tou-te-s cette expérience. Il est possible de prendre soin de sa santé. 


IL EST CONSEILLÉ DE :


Séparer ce qui peut être contrôlé de ce qui est incontrôlable.

Il y a des choses que l’on peut contrôler et d’autres qui échappent à notre contrôle. Il est préférable de se concentrer sur ce que l’on peut maitriser : 

  • Suivre les recommandations des autorités sanitaires : se laver les mains est possible pour chacun-e... 
  • Réduire sa consommation d’informations et se concentrer sur l’actualité de son pays ou de sa région.
  • S’organiser en réseaux locaux pour soutenir les personnes vulnérables. Si l’on appartient à un groupe à risque, profiter du soutien. Cela aide tout le monde.


Faire des choses qui permettent de se sentir en sécurité

C’est différent pour chaque personne. Pour certain-e-s, appeler un-e proche permet de se rassurer. Pour d’autres, c’est de lire un texte scientifique à ce sujet. Il est important de s’isoler uniquement pour réduire les transmissions de l’infection et non parce que l’on est déprimé-e. 


Se préoccuper du présent, pas de l’avenir

Lorsque l’on entre dans un tourbillon d’inquiétude concernant son avenir, il est préférable d’en revenir au présent. Il est possible de se concentrer sur les odeurs, les couleurs, les sons et les goûts. L’avenir peut être abordé par petits morceaux et le cas échéant, il est possible de solliciter du soutien : dans le domaine du travail, il est possible de solliciter un-e collègue ou un syndicat. Pour la santé, il est possible de s’adresser à un-e médecin ou à un-e ami-e qui travaille dans le domaine. Et ainsi de suite.


Rester en contact

Il est possible de parler de ses ressentis avec des ami-e-s. Par téléphone ou internet, il est possible d’échanger et d’être un soutien mutuel rassurant. Pour autant, il n’est pas nécessaire de s’envoyer des nouvelles toutes les minutes. Si cela ne suffit pas, il est toujours possible de solliciter des professionnel-le-s.


Sortir… sans se rassembler

Il est possible de sortir, pour une marche si l’on reste à plus de 2 mètres des autres personnes. Les rayons du soleil (quand celui-ci se pointe le nez) et l’air frais font du bien. Il est possible de se promener avec personne qui reste avec vous ou de discuter en gardant une bonne distance d’au moins deux mètres. Le sport (course à pied, vélo…) est également une bonne idée.