Immobilier

Le coronavirus, casse-tête pour les gestionnaires de condos et de logements

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Clientèle âgée à risque, occupants hostiles aux mesures de confinement, décontamination des aires communes : la pandémie de coronavirus risque de donner bien des maux de tête aux copropriétaires et aux gestionnaires de copropriétés du Québec.

Le premier défi auquel sont confrontés les gestionnaires consiste à mettre en place des mesures d’hygiène afin de prévenir la propagation de la COVID-19. Ces mesures peuvent inclure le nettoyage quotidien des poignées de porte, des rampes d’escalier et des boutons d’ascenseur, entre autres.

Mais cela va aussi à contribuer à faire respecter l’interdiction des rassemblements dans les aires communes (hall d’entrée, buanderie, escaliers, ascensseurs, etc.)

Les gestionnaires n’ont peut-être pas une obligation de résultat, mais ils doivent mettre en place des routines d’entretien dans tous les [espaces communs], empêcher l’exploitation de certains lieux communautaires, comme la piscine, le gym, le spa et encadrer l’utilisation de l’espace buanderie, quand c’est le cas.

Il y a, dans certaines copropriétés et certains logements, des gens qui ont 80 ou 90 ans. C’est une clientèle qui est très à risque d’en mourir. Donc, on ne peut pas se permettre de mettre à risque une partie des résidants.

Plusieurs personnes nouù ont fait savoir qu’il y avait de la résistance de la part de copropriétaires de certains complexes dans Griffintown, opposés à la fermeture de lieux de rassemblement. Et certaines personnes présentant un risque de contagion ne se placent pas automatiquement en isolement volontaire. «Tout le monde n’a pas nécessairement la même sensibilité à l’intérêt collectif», observe Jeff, un de nos lecteurs.

Privés d’une partie ou de la totalité de leurs revenus, bien des travailleurs se disent incapables payer leurs frais mensuels de copropriété en plus de l’hypothèque et des taxes municipales. Le report possible des paiements d’hypothèque ne fait que déplacer à plus tard le problème pour ceux qui ne pensent pas pouvoir reprendre le travail aussi vite, comme ceux qui travaillent dans les restaurants, les salles de spectacles 

Ne pas piger dans le fonds de prévoyance

Des gestionnaires de condos pourraient être tentés de puiser dans leur fonds de prévoyance pour éponger les pertes, et ce, même s’il doit uniquement servir aux réparations majeures et au remplacement des parties communes.

Prioriser les moyens virtuels

On recommande également aux conseils d’administration de ne pas tenir d’assemblée jusqu’à nouvel ordre afin de prévenir les risques de propagation à moins de pouvoir en tenir un de manière virtuelle en vidéo-conférence.

Pour les gestionnaires d’appartements locatifs, il faut prioriser les visites virtuelle de logements et faire par téléphone ou vidéo-conférence les entrevues avec  les futurs locataires. Et la signature des baux peut se faire de manière électronique ou par la poste.