Témoignage en confinement de Jean-Sébastien Boudreault

«Il faut essayer de faire les choses qu’on dit toujours ne pas avoir le temps de faire»

Yves Lafontaine
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La COVID-19 a chamboulé nos vies d’une manière qu’il est encore difficile à mesurer. Nous avons demandé à l’avocat Jean-Sébastien Boudreault, qui était jusqu’à tout récemment vice-président de Fierté Montréal, de nous dire comment cette crise l’a affecté personnellement…

Comment la crise de la COVID-19 t’a-t-elle affecté personnellement?

C’est certain que ça fait tout un changement. Moi qui suis habitué de voir beaucoup de monde, je me retrouve seul à la maison. De plus, je suis en démarrage, avec une associée, de mon nouveau bureau d’avocat, alors ça ralentit le tout. C’est aussi difficile sur le moral, de temps en temps.

Présentement dans l’espace où tu vis, est-tu seul, avec ton conjoint, de la famille,  des colocs ou des animaux?

Oui, je vis seul, ce qui rend le confinement encore plus difficile.

À quoi ressemblent tes journées ces temps-ci?

J’essaie de me tenir occupé. J’ai commencé un cours d’espagnol. Je travaille sur le lancement de mon cabinet. J’ai fait (à distance) plusieurs heures de formation, que je dois faire comme avocat. Et, bien sûr, j’écoute beaucoup de Netflix, Amazon Prime et de télé traditionnelle. J’essaie de faire un peu d’exercice. Je prends des marches et la maison n’a jamais été aussi propre. J’essaie de garder contact et de parler à ma famille et à mes amis par différents moyens vidéos.

Durant cette période, nous avons beaucoup de temps pour soi… Comment fais-tu pour que le confinement se passe mieux?

J’essaie de ne pas trop penser, mais c’est difficile. Il y a des jours meilleurs que d’autres. Je fais de la méditation et j’essaie de faire un peu d’exercice pour me changer les idées.

 

À la maison, que portes-tu habituellement?

Ça dépend des jours. C’est sûr que la majorité du temps, je porte du mou, un peu comme tout le monde. Par contre, je me rase, je me lave et j’essaie même de m’habiller des fois pour faire le changement. Mais c’est vrai que rapidement je passe de la robe de chambre au pyjama de jour, pour retourner à la robe de chambre. Mou, mou, mou.

As-tu des recommandations ou des suggestions pour rendre cette «pause» plus facile à passer?

Il faut essayer de faire les choses qu’on dit toujours ne pas avoir le temps de faire, comme un cours en ligne. Il faut se garder occupé. Il faut aussi rester en contact avec les amis et la famille.

Qu’est-ce qui te manque le plus, ces temps-ci?

Les contacts humains.

Que fais-tu pour maintenir un contact avec l’extérieur ou maintenir une solidarité?

Beaucoup d’appels-conférences vidéo, peut-être même un peu trop. Rires.

Considère-tu que les gouvernements — ici ou ailleurs — gèrent adéquatement la situation?

Je pense qu’au Canada c’est bien géré. C’est certain que M. Legault fait un travail excellent, mais je pense que M. Trudeau le fait aussi. Ce n’est pas facile de négocier avec le clown au Sud de chez nous.

Que penses-tu retirer de l’expérience que l’on vit présentement?

L’importance des petites choses que nous tenons pour acquis, comme aller faire l’épicerie, pouvoir voir ses amis et la famille. L’importance aussi d’avoir un bon système de soutien autour de nous.

Crois-tu que ta vie (ou celle des autres) sera transformée par la suite au niveau de nos interactions sociales? Si oui, de quelle(s) manière(s)?

C’est certain, surtout au début après le retour à une meilleure situation. J’espère que les gens n’auront pas peur des autres.

Des inquiétudes pour l’avenir?

Il est certain que c’est inquiétant, mais je crois que les gouvernements vont bien aider les gens à passer au travers de cette crise

Un message d’espoir que tu veux lancer?

Nous sommes sur terre pour apprendre, grandir et devenir de meilleures personnes. Il faut savoir que nous sommes toujours au bon endroit et au bon moment pour grandir et apprendre. Nous passons actuellement à travers des moments difficiles, mais nous nous en sortirons meilleurs et plus forts. Je suis convaincu que nous passerons au travers. Nous écrivons présentement l’histoire, soyons des champion.nes. Restons solides, solidaires et aidons ceuzes qui ont besoin d’aide. J’envoie plein d’amour à tous.tes.