Témoignage de Réal Ménard

Réal Ménard: «Ma principale inquiétude est que nous vivions dans une société plus hermétique»

Yves Lafontaine
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Fugues
Photo prise par © Fugues
La COVID-19 a chamboulé nos vies d’une manière qu’il est encore difficile à mesurer. Nous avons demandé à Réal Ménard, l’ancien député du Bloc Québécois et ex-Maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, de nous dire comment cette crise l’a 
affecté personnellement…
 
 
Comment la crise de la COVID-19 t’a-t-elle affecté?
Cette crise a provoqué une réduction de mes activités et de mes contacts sociaux, particulièrement la cession des activités du Cercle de discussion, ce qui m’a beaucoup attristé.
 
Présentement dans l’espace où tu vis, est-tu seul, avec ton conjoint, de la famille, un ou des colocs, des animaux?
Je vis avec mon conjoint Juan.
 
À quoi ressemblent tes journées ces temps-ci?
J’ai des cours en théologie qui se poursuivent avec Zoom, tous les conseils d’administration où je suis actif se font à distance. J’essaie de faire une heure d’activité par jour ce qui inclut la course. Je suis religieusement le point de presse du premier ministre du Québec, je lis beaucoup, et j’écoute beaucoup de séries sur Illico, avant de dormir, je vais marcher avec Juan.
 
Durant cette période, nous avons beaucoup de temps pour soi… 
 
Comment fais-tu pour que le confinement se passe mieux?
Le confinement se passe bien parce que je ne suis pas seul. Sans la présence de Juan, je trouverais cette situation très difficile; de plus, je parle avec mon frère jumeau tous les jours et avec mon frère ainé.
 
À la maison, que portes-tu habituellement?
Je suis souvent en tenue négligée, comprendre en bobette et en camisole.
 
As-tu des recommandations ou des suggestions pour rendre cette «pause» plus facile à passer?
Ne pas s’isoler, parler à sa famille et aux amis.
 
Qu’est-ce qui te manques le plus, ces temps-ci?
De ne pas voir mes amis et ma famille en personne et de ne pas m’entraîner.
 
Que fais-tu pour maintenir un contact avec l’extérieur ou maintenir une solidarité? 
Via les réseaux sociaux.
 
Considère-tu que les gouvernements — ici ou ailleurs — gèrent adéquatement la situation?
Je crois que le gouvernement du Québec a relativement bien géré la crise sauf dans le dossier des préposés aux bénéficiaires qui mériteraient une augmentation de salaire de 4 dollars l’heure maintenant, sans attendre la conclusion de l’ensemble des négociations dans le secteur public.
 
Que penses-tu retirer de l’expérience que l’on vit présentement?
Je crois qu’au sortir de cette crise, j’aurais davantage le désir de rencontrer les gens, de me promener dans la ville, de faire de l’activité physique et des activités culturelles.
 
Des inquiétudes pour l’avenir?
Ma principale inquiétude est que nous vivions une deuxième vague du coronavirus et que les contacts sociaux soient frappés d’un certain tabou, bref que nous vivions dans une société plus hermétique.
 
Un message d’espoir que tu veux lancer?
Cette crise nous a fait réaliser combien la solidarité est nécessaire. Je suis très fier des Québécois.es et de la façon avec laquelle nous avons traversé cette crise. 6 Propos