Témoignage en confinement de Michel Dorion

Michel Dorion : «La LIBERTÉ de faire ce que je j’aime, quand j’en ai envie me manque énormément»

Yves Lafontaine
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Fugues
Photo prise par © Fugues
La COVID-19 a chamboulé nos vies d’une manière qu’il est encore difficile à mesurer. Nous avons demandé à Michel Dorion, personnificateur bien connu et coorodonnateur à la direction générale,  de nous dire comment cette crise l’a affecté personnellement…
 
 
Comment la crise de la COVID-19 t’a-t-elle affecté personnellement?
La crise m’a touché directement avec mon métier, je ne peux plus faire ce que j’aime le plus, me retrouver sur une scène devant un public. Mon commerce (le bar le Cocktail) est fermé. Au moins, personne dans mon entourage n’est malade. Ma famille, mon chum et ses 2 filles vont bien.
 
Présentement dans l’espace où tu vis, es-tu seul, avec ton conjoint, de la famille (enfants, parents, autres), un ou des colocs, des animaux?
J’habite entre deux maisons: chez moi et chez mon chum. Nous sommes un petit clan restreint. Une partie de la semaine, je suis chez moi pour aider ma mère, faire les courses pour elle, etc. Et le reste du temps, je suis chez mon chum, quand les filles sont avec nous. Nous avons établi cette routine de façon sécurisée et notre clan est étanche.
 
À quoi ressemblent tes journées ces temps-ci?
En ce moment, je travaille toujours pour Fierté Montréal, en télétravail.
 
Durant cette période, nous avons beaucoup de temps pour soi… Comment fais-tu pour que le confinement se passe mieux?
Mes temps libres, nous rénovons le sous-sol chez mon copain, deux nouvelles chambres pour les filles. Je fais aussi des spectacles virtuels. Je pense à de nouveaux numéros à présenter au public quand le confinement sera terminé, je confectionne de nouveaux costumes. Et d’autres projets futurs, que je dois garder secret pour le moment.
 
michel dorionÀ la maison, que portes-tu habituellement?
Je porte des vêtements mous ou des vêtements de peinture, pour les rénovations.
 
As-tu des recommandations ou des suggestions pour rendre cette «pause» plus facile à passer?
Je dirais soyez créatif, changer les meubles de places, décorer, faites de la bouffe, des soupers virtuels avec amis et famille. Et regarder les spectacles virtuels chaque semaine, que la communauté Drag vous offre.
 
Qu’est-ce qui te manque le plus, ces temps-ci?
La LIBERTÉ de faire ce que je j’aime, quand j’en ai envie.
 
Que fais-tu pour maintenir un contact avec l’extérieur ou maintenir une solidarité?
Vive la technologie! Beaucoup de Facetime.
 
Considère-tu que les gouvernements — ici ou ailleurs — gèrent adéquatement la situation?
Je crois que oui. Cette situation est vraiment très difficile et je ne voudrais pas me retrouver dans leurs souliers. Moi je leur lève mon chapeau.
 
Crois-tu que ta vie (ou celle des autres) sera transformée par la suite au niveau de nos interactions sociales? Si oui, de quelle(s) manière(s)?
On va apprécier beaucoup ce que nous avons, la vie, nos familles et ami.es. J’espère… J’aimerais que cette situation nous amène à plus de communication directe et non juste par les réseaux sociaux.
 
Des inquiétudes pour l’avenir?
J’essaie de rester positif face à l’avenir, il le faut.
 
Un message d’espoir que tu veux lancer?
Je crois que la vie nous donne une petite leçon mais que nous devons rester positif et croire que les beaux jours seront de retour.